Moratoire sur le poisson de fond : Québec attend des engagements du fédéral

Halifax (Nouvelle-Écosse), 26 septembre 2002 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Maxime Arseneau, participait à Halifax à la réunion du Conseil canadien des ministres des Pêches et de l’Aquaculture (CCMPA). M. Arseneau a insisté de nouveau auprès de son homologue fédéral pour
que débutent le plus rapidement possible les travaux d’analyse de la situation
préoccupante dans l’industrie du poisson de fond, alors qu’un moratoire est

anticipé pour 2003. Ce sujet soulève des inquiétudes pour les pêcheurs, les
aides-pêcheurs et les travailleurs dans les entreprises de transformation du
Québec.

« Le ministre fédéral se dit sensible à la fragilité de ce secteur au
Québec, mais affirme qu’il ne dispose pas encore, contrairement a ce qui était
prévu lors de notre précédente rencontre, de données précises quant à l’état
des stocks et à l’éventualité d’un moratoire prochain », a déclaré M. Arseneau.

Les deux ministres ont convenu que soient entrepris bientôt des travaux
par les fonctionnaires de leur ministère respectif pour faire rapidement le
point sur la situation et établir, dans le cas d’un moratoire, la nature des
mesures qui pourraient être mises en place.

Les discussions qui ont eu lieu lors de cette réunion ont porté sur les

travaux des différents groupes mis sur pied par le CCMPA. Le ministre Arseneau
a indiqué qu’il entendait veiller à ce que les actions qui découleront de ces
travaux s’inscrivent dans le respect des compétences du Québec.

Dans le cadre des échanges concernant les activités du Groupe de travail
sur la gestion de la capacité des pêches, le ministre Arseneau a insisté sur
l’importance de concentrer les travaux sur le poisson de fond. Il a mentionné
que le respect des parts historiques devrait guider toute rationalisation qui
découlerait des travaux de ce groupe de travail.

M. Arseneau a également tenu à souligner les travaux réalisés par le
Groupe de travail sur l’aquaculture. Selon lui, ses membres doivent maintenant
se pencher spécifiquement sur la question de la réduction des délais de
délivrance des permis maricoles, puisque ceux-ci constituent un frein

important au développement de ce secteur d’activité.

Le ministre a par ailleurs déclaré qu’il entendait participer activement
à la révision de l’Entente de coopération intergouvernementale en matière de
pêche et d’aquaculture qui sera réalisée au cours de la prochaine année. Il
souhaite que cet exercice permette de corriger les lacunes qu’il a souvent
déplorées dans l’application de l’Entente.

Enfin, M. Arseneau a profité de l’occasion pour rappeler au ministre
fédéral des Pêches l’urgence d’agir pour harmoniser le cadre législatif
fédéral avec celui qui a été mis en place au Québec en 1999 relativement à la
reconnaissance de la compétence professionnelle des pêcheurs et des aides-
pêcheurs du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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