Plan gouvernemental en matière de gestion des risques agricoles : la FCEI réagit

Montréal (Québec), 19 novembre 2009 – La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est somme toute satisfaite du plan de gestion des risques agricoles, annoncé par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’alimentation, monsieur Claude Béchard, même si certains détails gagneraient à être précisés.

Selon madame Audrey Azoulay, analyste principale des politiques publiques à la FCEI, la bonification de 630 millions de dollars sur cinq ans à la Financière agricole du Québec est une initiative heureuse pour s’assurer une plus grande pérennité des entreprises agricoles. « Dans un de nos sondages, quarante-trois pour cent des membres agricoles qui ont bénéficié du programme estiment que les sommes consacrées aux versements du revenu agricole sont insuffisantes. Cette bonification ne peut qu’aider ce secteur économique durement touché ces dernières années, comme le démontrent les données du Baromètre des affaires de la FCEI. » a indiqué madame Azoulay. Cependant, selon la FCEI, il ne faut pas oublier que l’exploitant agricole est également un entrepreneur agricole et en ce sens, il faut lui donner tous les moyens de progresser, comme toute autre entreprise, en particulier au niveau de l’allégement fiscal et réglementaire.

La volonté de soutenir la relève agricole ainsi que les secteurs en émergence tout en améliorant la performance des entreprises mises de l’avant dans le plan est en soi une bonne nouvelle, même si le détail de ces principes n’est pas encore connu.

La FCEI se questionne sur le calcul des paiements du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) qui se fera sur la base des résultats des « entreprises efficaces », selon les documents ministériels. « Les entreprises en difficulté risquent-elles de se voir fermer la porte au programme? Il y a là un manque de clarté qu’il faudra préciser rapidement. » a demandé madame Azoulay. Cependant, la décision de moduler des coûts des primes d’assurance pour que les grandes entreprises en supportent une plus grande part pourrait être bien accueillie par les plus petites entreprises agricoles qui sont souvent pénalisées en raison de leur difficulté à réaliser des économies d’échelle.

La FCEI accueille également positivement le volet service aux entreprises agricoles qui s’articulera en une aide bonifiée pour l’obtention de services-conseils, et aide à la réalisation de projets pilotes à l’appui de la multifonctionnalité de l’agriculture.

« Les mesures touchant l’industrie porcine sont peut-être les seules possibles dans un contexte ou la rentabilité entre les différents partenaires dans l’industrie du porc ne n’existe tout simplement plus. L’enjeu se trouve aussi sur le plan de la concurrence internationale, sur le fait que les capacités de production des États-Unis auraient nettement augmenté et sur l’impératif de mettre en marché des produits différenciés, entre autres raisons. » a indiqué madame Azoulay.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne des épiciers indépendants (FCEI)
http://www.cfig.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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