Priorités d’action en agroenvironnement de l’UPA et du MAPAQ

Sainte-Hélène-de-Bagot (Québec), 13 juin 2001 – La direction régionale du MAPAQ Montérégie-Est et la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe ont présenté ensemble leurs priorités d’action respectives en agroenvironnement pour les trois prochaines années, lors d’une rencontre de presse le 13 juin dernier à la ferme bovine de M. Michel Daigle de Sainte-Hélène-de-Bagot. Cette présentation survient un an après le dépôt des résultats du portrait agroenvironnemental réalisé auprès de 3123 fermes de la Montérégie-Est.

Les résultats de ce premier portrait agroenvironnemental ont permis, tant à l’UPA qu’au MAPAQ, de cibler les axes d’interventions prioritaires dans le but de mieux gérer les principaux risques de pollution de l’eau, du sol et de l’air. La stratégie d’intervention des deux organismes est centrée sur la pollution diffuse et localisée, causées par le phosphore et l’azote, considérées comme étant une problématique majeure dans la région. De plus, l’érosion des sols, l’utilisation des pesticides ainsi que les odeurs attribuables à l’épandage des fumiers et aux installations d’élevage figurent aussi dans les actions prioritaires de l’UPA et du MAPAQ.

Par ailleurs, lors d’une récente visite en Montérégie, le Premier ministre du Québec, Bernard Landry, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Maxime Arseneau, et le président de l’UPA, Laurent Pellerin, ont réaffirmé l’importance de pratiquer une agriculture durable. Solidaires dans leur démarche agroenvironnementale, le MAPAQ et l’UPA déploient ainsi les efforts nécessaires pour accélérer le virage vert.

Les priorités d’action de l’UPA

La rencontre de presse a permis de démontrer la complémentarité du travail de l’UPA et du MAPAQ. Depuis nombre d’années, la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe intervient dans les dossiers de l’environnement : elle surveille, négocie et réagit au nom des productrices et producteurs sur tout ce qui touche les normes et les règlements environnementaux qu’appliquent les différents paliers de gouvernements. Récemment, le monde agricole a choisi de s’impliquer au sein des trois organismes de gestion par bassin versant que compte la région.

En agroenvironnement, la fédération accompagne les productrices et producteurs dans leur cheminement par des colloques et d’autres activités d’information, en plus de soutenir les comités locaux en agriculture durable des 16 syndicats de base dans l’organisation d’activités à la ferme. Préoccupée par l’élimination des apports excessifs d’engrais minéraux et organiques, la fédération veut rendre accessible l’information sur les différents outils et les pratiques culturales qui ont un impact positif sur la pollution diffuse, qu’il s’agisse des analyses de sol, de fumiers et de lisiers, du plan agroenvironnemental de fertilisation, du bilan minéral ou de l’utilisation de la phytase dans l’alimentation des porcs et de la volaille.

Quant à la pollution localisée, les actions de l’UPA font valoir les bénéfices associés aux diverses structures d’entreposage des fumiers et lisiers, au contrôle de l’accès des animaux aux cours d’eau et à la gestion des rejets des eaux de laiterie.

Les priorités d’action du MAPAQ

Ainsi, pour que la qualité de l’environnement puisse être préservée en milieu agricole, le MAPAQ dirige des projets orientés sur la conservation de l’eau, des sols et de l’air. Il a ainsi poursuivi son programme d’aide à l’épandage des fumiers, maintenu son appui à la gestion des pratiques agricoles et supporté les organismes qui offrent des services en agroenvironnement.

L’utilisation de pesticides et de fertilisants organiques et minéraux en Montérégie-Est présente un risque pour la qualité de l’eau. La réduction des pesticides, le projet phosphore et la reconnaissance des efforts des entreprises agricoles par le biais du Temple de la renommée de la conservation des sols et de l’eau font donc partie des actions menées pour préserver nos cours d’eau.

Les grandes cultures annuelles rendent les terres sensibles à l’érosion hydrique et éolienne ainsi qu’à la compaction des sols. C’est, entre autres, pour amoindrir l’impact de cette érosion que la promotion du semis direct se poursuit, que des projets de revitalisation des berges naissent aux abords des cours d’eau et que 60 km de haies brise-vent ont été plantées au cours de l’année 2000 en Montérégie-Est.

La concentration des élevages dans la région contribue au risque d’odeurs à l’épandage des lisiers. Pour y remédier, le support à la mise en place de rampes d’épandage et l’installation d’équipements facilitant l’incorporation des lisiers permettent de limiter les odeurs.

Enfin, les actions de l’UPA et du MAPAQ ont contribué à la création de 14 clubs agroenvironnementaux qui comptent maintenant au-delà de 700 membres, en plus de soutenir l’Association de gestion des engrais organique (AGEO), dont le nombre de membres est passé de 160 à 250 en 2001.

Satisfaits des actions posées au cours des dernières années et particulièrement depuis le dépôt des résultats du portrait agroenvironnemental, l’UPA et le MAPAQ mettent désormais le cap sur les mêmes cibles tout en s’assurant de la complémentarité de leurs actions.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

Commentaires