Quelque 10 pour cent des échantillons d’eau de puits sont contaminés

Québec (Québec), 20 novembre 2001 – Environ 10 pour cent des analyses d’eau de puits indiquent une contamination aux coliformes fécaux, a révélé le ministre québécois de l’Environnement, André Boisclair.

Ce sont les propriétaires de ces puits qui ont la responsabilité de s’assurer que l’eau y est potable. « Dès qu’un résultat d’analyse est positif et qu’on indique contamination, il faut contacter le ministère de l’Environnement. Il y a des procédures de décontamination, et en tout temps, il faut faire tester l’eau une seconde fois avant de la consommer de nouveau », a dit le ministre.

Selon M. Boisclair, la responsabilité de corriger la situation d’un puits contaminé relève du propriétaire du puits. La responsabilité du gouvernement ne touche que les réseaux d’aqueduc qui alimentent plus de 20 personnes.

Environ 20 pour cent des Québécois compte sur des puits artésiens pour s’approvisionner en eau potable. Le reste, soit la grande majorité (80 pour cent), bénéficient d’un système municipal d’aqueduc.

Le gouvernement a mis en place un programme d’échantillonnage des eaux de puits. Chaque propriétaire peut faire évaluer son eau par le ministère de l’Environnement moyennant des frais de 29 $.

M. Boisclair a soutenu que les examens d’échantillonnage du ministère sont fiables. Des tests peuvent démonter la présence de coliformes mais certains types de coliformes non fécaux ne sont pas nécessairement dangereux pour la santé.

Il peut s’agir notamment de « coliformes totaux », a expliqué M. Boisclair. « On peut retrouver la présence de certains organismes liés essentiellement à la décomposition de feuilles, ou à la présence de terre ».

M. Boisclair a également noté que si un nombre élevé de tests ont été positifs, c’est que ceux qui ont fait tester leur eau au départ étaient les consommateurs, qui étaient le plus susceptibles d’avoir des puits contaminés.

Enfin, M. Boisclair a annoncé que des analyses plus poussées des eaux étaient actuellement réalisées dans trois régions où l’agriculture est faite de façon intensive: Chaudière-Appalaches, le bassin de la rivière Yamaska et celui de la rivière L’Assomption.

« Nous allons y tester la qualité de l’eau et voir s’il y a des incidences sur la santé », a dit le ministre.

Les analysent comprennent des tests effectués après plusieurs prélèvements à différentes périodes de l’année, et des sondages auprès des familles consommatrices d’eau.

Source : PC

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

Commentaires