Réunion de l’OMC : l’UE et la France insatisfaites

Paris (France), 31 octobre 2001 – Le commissaire européen Pascal Lamy et le secrétaire d’Etat français François Huwart ont exprimé leur insatisfaction sur les volets du projet de déclaration ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant l’agriculture, l’environnement et le social.

« Il y a une ébauche sur la table. Il reste de sérieux problèmes à régler (…) dans au moins trois domaines: l’environnement, le social et l’agriculture », a déclaré le commissaire européen chargé du Commerce international lors d’un colloque organisé par l’Assemblée nationale à Paris.

Le commissaire a dit partager le point de vue du secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur François Huwart qui participait également à cette manifestation.

« Les projets ne me satisfont pas », a déclaré M. Huwart qui il y a deux semaines déjà avait relevé des « insuffisances » dans ces textes dans ces domaines.

Les ministres des 142 pays membres de l’OMC doivent se retrouver à Doha (Qatar) à partir du 9 novembre pour tenter de lancer un nouveau cycle de négociation commerciale. Ils travaillent sur un projet de déclaration ministérielle fixant un agenda des thèmes à aborder lors de ce cycle éventuel.

« L’environnement est traité (…) sans garantie réelle de son inclusion dans le champ des négociations. La question sociale est abordée de manière très fermée. L’équilibre n’est pas trouvé sur l’agriculture », a-t-il résumé.

Par question sociale, les dirigeants européens entendent la promotion d’une articulation entre les règles de l’OMC et celle de l’Organisation internationale du travail (OIT), a rappelé M. Lamy.

Le Commissaire a toutefois voulu se garder de tout pessimisme. « S’agit-il de pessimisme de ma part? Non. Doha se présente beaucoup mieux que Seattle » (le sommet tenu il y a deux ans) en terme de transparence, d’ouverture aux pays du sud notamment, a-t-il souligné.

Le secrétaire d’Etat a par ailleurs estimé que le « combat le plus urgent » pour les pays de l’OMC « semble être celui de l’accès au médicament ».

Source : AFP

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