Sécurité alimentaire : le PLQ propose de répondre aux préoccupations des consommateurs

Québec (Québec), 10 février 2004 – Le Parti libéral du Québec a témoigné devant la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation sur les nouveaux enjeux de la sécurité alimentaire. Guidé par une approche préventive, le PLQ propose de mettre l’accent sur la modernisation de la réglementation et la sensibilisation des consommateurs. « C’est là une question de santé publique, c’est là une question de santé de l’économie ! », déclare le président de la Commission politique du PLQ, Me François Macerola.

« Certes, le système québécois d’inspection des aliments en est un degrande qualité. Toutefois, le maintien de la confiance des consommateurs ainsique la compétitivité de l’industrie en commandent la modernisation et ce, dansles meilleurs délais. » Pour monsieur Macerola, l’inaction criante dugouvernement du Parti Québécois en ces matières aura non seulement empêché lesecteur de générer son plein potentiel de croissance mais bien plus, elle auraeu pour conséquence d’inquiéter indûment les consommateurs quant à laperformance de leur système d’inspection des aliments.

Un système à moderniser
Pour garantir l’innocuité des aliments, le PLQ propose d’abordl’implantation de mesures HACCP à tous les maillons de la chaîne. De même, lePLQ demande que soit accélérée, de concert avec les autorités canadiennesconcernées, l’instauration des systèmes obligatoires de traçabilité dansl’ensemble de la chaîne alimentaire. Enfin, le PLQ plaide en faveur d’uneaction gouvernementale soutenue afin d’assurer le contrôle étanche del’utilisation des médicaments vétérinaires, des hormones de croissance, despesticides et des farines animales.

Transparence et intégrité à l’endroit des consommateurs
Pour répondre aux exigences des consommateurs quant à la compositionprécise des aliments qui leurs sont offerts et apporter les éclairages quis’imposent devant les questionnements actuellement soulevés par les nouvellestechnologies, qu’il s’agisse d’irradiation, de clonage ou de transgénèse, lePLQ plaide en faveur d’une réglementation imposant désormais que toutes lesétapes de transformation des aliments mis en marché au Québec soientimpérativement inscrites de façon précise sur l’étiquette.

En fonction de l’évolution de la science, le PLQ demande l’étiquetageobligatoire de tous les aliments contenant des OGM, ainsi que soit renduedisponible l’information sur les effets des biotechnologies sur la santé etl’environnement. Dans la même veine, le PLQ souhaite qu’en collaboration avecle gouvernement canadien, soit développée une législation en matièred’allégations des aliments fonctionnels et des produits nutraceutiques entenant compte de leurs effets sur la santé humaine.

Une innovation pour les établissements de restauration et de vente audétail, le PLQ réclame que soit établi un système d’identification publiquepour les entreprises ayant contrevenu de façon grave ou répétée aux règlementsconcernant la salubrité et l’innocuité des aliments.

Prendre en compte les intérêts commerciaux de l’industrie
Pour le PLQ, il est clair que les exigences liées à la sécuritéalimentaire, bien qu’essentielles à la santé publique, ne peuvent se faire audétriment des intérêts commerciaux de l’industrie. Dans cet esprit, laréglementation québécoise se doit d’être harmonisée à celles de nos grandspartenaires commerciaux.

Il importe aussi de revoir le système d’inspection de façon à y instaurerles contrôles requis par l’avènement de nouvelles productions et de nouvellestechnologies. A ce chapitre, monsieur Macerola rappelle l’importance dumaintien de la confiance des consommateurs : « un impératif, insiste-t-il, sil’on veut que le Québec profite du potentiel énorme qu’offre l’avènement desbiotechnologies, lesquelles amènent aujourd’hui des possibilités de croissancenouvelles et rentables pour le secteur ».

De même, la réglementation ne pourra se définir dans un cadre de type mur-à-mur, mais permettre au contraire la flexibilité nécessaire au développementdes petites productions, des produits du terroir, des petits abattoirs, toutautant que des grandes entreprises.

Enfin, la sécurité alimentaire exige des contrôles importants que l’Etatne peut assumer seul. Compte tenu des nouvelles façons de faire de l’Etat, lesystème d’inspection des aliments doit être ajusté de façon à répondre aunouveau cadre financier gouvernemental, lequel interpelle désormais plus quejamais les partenariats gouvernement-industrie.

Maintenant à la barre du gouvernement du Québec
Pour monsieur Macerola, l’attention que le PLQ a portée au secteurbioalimentaire dans l’élaboration de ses priorités d’actions politiques sefait garante de la détermination de la formation politique à l’épauler à sajuste valeur, maintenant à la barre du gouvernement du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti libéral du Québec
http://www.plq.org/

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