Solution de gestion intégrée des rejets agricoles : l’étude de faisabilité de l’ACC se révèle prometteuse

Montréal (Québec), 12 septembre 2002 – Une étude de faisabilité approfondie portant sur l’exploitation d’une technologie révolutionnaire en gestion des rejets agricoles, le Système de solution intégrée de gestion des rejets agricoles (SSIGRA), s’avère probante et prometteuse. L’étude, menée par
l’Association canadienne du ciment et financée en partie par la Fédération
canadienne des municipalités et son Fonds d’habilitation municipal vert (FHV)

démontre clairement que le SSIGRA est une solution viable et efficace pour
l’industrie agricole canadienne et ce, tant du point de vue des opérations
agricoles que de l’environnement.

« Ce sont des nouvelles encourageantes pour les agriculteurs et les
consommateurs car cette technologie augmentera la productivité des
exploitations agricoles tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de
notre environnement, » de dire Lawrence Loh, directeur du marketing de l’ACC.

« Les grands et les petits exploitants agricoles peuvent tous profiter de
cette technologie. Le but est d’améliorer la qualité de l’environnement du
monde rural, tant les agriculteurs que les résidants des villes et villages
environnants, » ajoute pour sa part, Mme Louise Comeau, directrice du Centre
pour le développement des collectivités viables de la FCM.

Le Système de solution intégrée de gestion des rejets agricoles (SSIGRA) est une technologie de gestion qui protège les eaux de surface et la nappe phréatique, qui réduit les odeurs causées par l’entreposage et la dispersion des purins et qui diminue les émissions de méthane et d’oxyde d’azote. Cette
technologie incorpore un système de traitement des eaux usées et des systèmes
de traitement anaérobique et aérobique qui font uniquement appel à des
procédés naturels, sans recours aux produits chimiques. Ainsi traités, les
rejets sont transformés en ressources, notamment en énergie « verte » et en
engrais.

Le mandat de l’étude était d’analyser la composition des rejets agricoles
du comté de Lethbridge, de déterminer un type de traitement optimal et
efficace et d’identifier les ressources renouvelables devant être récupérées
pour rentabiliser le projet. L’étude a été confiée à la compagnie ECB Enviro
Berlin AG, une entreprise allemande spécialisée dans le traitement de la
biomasse et dans la récupération énergétique. Il s’agit d’une firme

d’envergure internationale qui opère ses propres usines de traitement, en
Europe. Elle a, de plus, été nommée à titre d’entreprise experte en
technologie des biogaz auprès de la Commission européenne et de l’Agence de
développement des infrastructures de l’ONU (ADIONU).

Le document conclue que la rentabilité de cette solution s’appuie sur une
capacité de traitement annuel de 100 000 tonnes métriques de rejets organiques
et animaliers. De plus, le système réduit les émissions de gaz à effet de
serre. Pour le seul dioxyde de carbone (CO2), la réduction peut aller jusqu’à
15 000 tonnes métriques par année. Ce faisant, il produit environ 15 GWh
d’énergie électrique et thermique, ce qui suffirait amplement aux besoins
énergétiques de plus de 900 familles canadiennes.

L’exploitation agricole « Outlook Pork Farms », de Lethbridge, en Alberta,
ainsi que le comté de Lethbridge, ont pris part à ce projet, en collaboration
avec la « Industrial Association of Alberta. » « Outlook Pork Farms, ainsi que
plusieurs fermiers, participent activement à la recherche d’une solution
durable pour la gestion des rejets agricoles depuis plusieurs années. Nous
croyons sincèrement que ce partenariat public-privé aboutira à une solution
qui bénéficiera aux résidants de notre comté et à tous ceux qui sont impliqués
de près ou de loin dans ce projet, » de dire M. David Oseen, préfet du comté de
Lethbridge.

L’avènement d’une technologie de traitement des rejets agricoles de cette
envergure est d’autant plus important que les gouvernements, tant fédéral que
provinciaux, doivent trouver des solutions durables pour résoudre la
problématique du rejet des purins dans l’environnement. D’ailleurs, plusieurs
gouvernements ont récemment adopté des lois qui limitent les quantités de
rejets agricoles qui peuvent être répandues sur les terres.

Le secteur agricole représente un marché important et stratégique pour
l’industrie du ciment et du béton, au Canada. L’agriculture accapare
annuellement quatre pour cent de la production totale du ciment aux pays. Le
béton, quant à lui, représente plus de 18 pour cent des dépenses en matériaux
de construction dans le secteur du bâtiment agricole. Aussi, plus de la moitié
des fabricants de béton sont des entreprises de tailles petites et moyennes
qui désservent les marchés ruraux et agricoles, au Canada.

« L’industrie du ciment appuie le secteur agricole depuis plus de soixante
ans. Nous croyons qu’il est de notre devoir d’aider un partenaire aussi
important à développer des solutions technologiques qui amélioreront la
productivité. Le SSIGRA peut aussi aider à assainir notre environnement. C’est
une solution gagnante sur toute la ligne, tant pour les agriculteurs que les
entreprises, les gouvernements et les communautés, » de dire M. Loh.

L’Association canadienne du ciment (ACC) représente 100 % des producteurs
de ciment au Canada. L’ACC oeuvre avec des partenaires stratégiques afin
d’accroître l’utilisation du ciment et du béton au Canada, fournit une
expertise technique et d’ingénierie aux utilisateurs de béton et fait profiter
ses membres d’un véhicule pour participer au développement des politiques
publiques. Ces efforts visent à augmenter la notoriété de l’engagement de
toute l’industrie pour un environnement sain et une économie concurrentielle
au service de la communauté.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Association canadienne du ciment (ACC)

http://www.cement.ca

Fédération canadienne des municipalités (FCM)

http://www.fcm.ca/

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