Sommet de Johannesburg : les principaux accords correspondent aux intérêts des pays riches

Johannesburg (Afrique), 3 septembre 2002 – Les États-Unis et les principales puissances industrielles ont fortement influencé la rédaction finale du plan destiné à lutter contre la pauvreté et à sauvegarder l’environnement. Voici les principales mesures de ce plan qui doit être adopté dans le courant de la semaine:

Changement climatique: Le plan insiste pour que les Etats ratifient le protocole adopté en 1997 à Kyoto, conformément au souhait de l’Union européenne (UE), mais sans toutefois condamner officiellement la position américaine.

Commerce: Le plan réaffirme la volonté de mettre progressivement un terme aux aides à l’agriculture et aux entraves au commerce, mais ne supprime pas ces aides importantes pour les USA et l’UE.

Energie: Aucun objectif chiffré n’a été fixé concernant le recours aux énergies renouvelables d’ici à 2015. Les USA, L’Australie et les pays de l’OPEP ont obtenu que ce terme recouvre les barrages hydroélectriques et certaines utilisations des énergies fossiles. Le texte autorisera également les pays pauvres à utiliser des sources d’énergies disponibles sur leur territoire, y compris le bois. Les pays européens, et en particulier l’Allemagne, qui investissent dans les énergies solaires et éoliennes sont déçus par cette décision.

Eau et assainissement: Alors que deux milliards de personnes n’ont pas accès aux réseaux d’eau potable et d’assainissement, le plan prévoit de réduire ce nombre de 50% avant 2015. Les USA ont accepté cet objectif et le calendrier en échange de concessions importantes sur le dossier de l’énergie.

Biodiversité: Les participants se sont engagés à « réduire fortement » le nombre d’espèces menacées d’ici à 2015, sans toutefois chiffrer le nombre d’espèces concernées, ni interdire aux Etats de mener des projets de développement qui pourraient nuire à la biodiversité.

Bonne gouvernance: La résolution insiste sur la nécessité de combattre la corruption et de promouvoir la bonne gouvernance et l’état de droit, sans en faire un préalable à l’aide publique. Cette mesure est conforme au souhait américain, mais ne pénalise pas les pays en voie de développement.

Source : AP

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