Un printemps chaud et sec pour le Québec

Avec l’hiver météorologique qui tire à sa fin (du 1er décembre au 29 février), les météorologistes livrent leurs prévisions pour le printemps à venir (du 1er mars au 31 mai). Environnement Canada avait déjà fait paraitre les siennes pour les mois de février, mars et avril. L’organisme fédéral disait anticiper un printemps nettement plus chaud que la moyenne.

C’est maintenant au tour de Accuweather de faire part de ses analyses. Tout comme Environnement Canada, le média spécialisé entrevoit un printemps hâtif et chaud sur de bonnes portions du pays. Il se pourrait même que ce dernier figure parmi les dix à cinq plus chaud jamais enregistrés, en tenant compte de données pour l’ensemble du Canada.

Prévisions météo du printemps 2016 pour le Canada. Source: Accuweather

Prévisions météo du printemps 2016 pour le Canada.
Source: Accuweather

El Nino figure parmi les responsables de cette situation. Bien que devenant plus faible à mesure que l’année avance, le phénomène météo continuera de se faire sentir de mars à mai. La tendance des dernières décennies pointent d’ailleurs vers un réchauffement notable. Le blogueur de Accuweather, Brett Anderson, rapporte que les températures au printemps se sont réchauffées de 1,6 degrés Celsius entre 1948 et 2014.

La quasi absence de glace sur les Grands lacs n’aura pas d’effet négatif et insufflera moins d’air frais pour les prochains mois sur le sud de l’Ontario et du Québec.

Le Québec devrait être également épargné par les tempêtes printanières puisqu’elles empruntent cet hiver un parcours plus au sud, ce qui les fait terminer leur course dans les Maritimes. La tendance de faibles précipitations sera plus prononcée dans le sud-ouest de la province alors que les prévisions seront normales pour le reste du Québec. La chaleur sera présente toutefois sur l’ensemble du territoire.

Les conditions plus sèches amèneront des journées chaudes mais des nuits froides puisque le couvert nuageux sera quasi absent, un indice pour d’éventuelles bonnes coulées d’eau d’érable pour la prochaine saison des sucres.

Il faudra par contre patienter dans la seconde portion de mars pour ressentir la chaleur prévue. Ce sera plutôt de l’air arctique qui sera présent au début du mois prochain avec de possibles chutes de neige, suivi de températures de saison jusqu’au 13 mars.

Et pour ceux qui sont impatients de savoir ce que leur réserve l’été, il semblerait selon le bureau de météorologie des États-Unis qu’il sera plus chaud que les normales.

Source: Accuweather, Environnement Canada

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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