Une nouvelle image pour les Céréaliers

Saint-Aimé (Québec), 23 novembre 2009 – L’association qui regroupe des producteurs de grandes cultures, Les Céréaliers du Québec, vient d’adopter un nouveau logo. Celui-ci est composé de trois boucliers sur lesquels apparaissent une fleur de lys, une gerbe de blé et des lauriers.

« Les boucliers illustrent bien comment nous nous employons à défendre les intérêts des producteurs de céréales, et les lauriers mettent en évidence le savoir-faire de nos membres », souligne Marie-Josée Alarie, administratrice des Céréaliers du Québec.

Le nouveau logo sera accompagné de la phrase « Maîtres céréaliers, Maîtres chez nous ». Selon Mme Alarie, « ce slogan illustre bien la volonté et l’intention qui caractérisent tous ceux et celles qui se joignent à nous, soit celles de demeurer libres de nos choix à tous points de vue ».

Les Céréaliers du Québec est peu favorable à la mise en place de services de mise en marché collective par la Fédération qui gère le plan conjoint des . « La Fédération a obtenu plusieurs mandats pour mettre en place ce qu’elle appelle des outils de mise en marché », précise Louis R. Joyal, président des Céréaliers. « Ces outils sont en fait des services obligatoires que les producteurs seront tenus d’acheter de la Fédération ».

Il semble pourtant que le seul outil ou service qu’entend mettre en place la Fédération sera le Service de recueil et de diffusion de l’information (le SRDI). Or, un document disponible sur le site de la Fédération précise que « une fois en place, cet outil (le SRDI) permettra également de mieux adapter et implanter les autres outils… »

« Le SRDI va permettre à la Fédération de connaître toutes les transactions de grains au Québec », explique Andréas Illi, administrateur des Céréaliers. « Il lui sera facile par la suite de mettre en place les autres services obligatoires dont la gestion de la paye, l’établissement d’un prix minimum, un nouveau classement pour certains grains, etc. Il ne faudrait pas oublier qu’elle a aussi le mandat d’étudier la possibilité d’établir deux nouvelles agences de vente, soit pour l’avoine et le maïs. »

La perspective d’une mise en place massive de nouveaux services obligatoires ne serait pas étrangère à la participation des Céréaliers dans la nouvelle coalition qui demande la fin du monopole syndical.

« Le monopole permet d’utiliser la mise en marché collective pour accroître l’offre de services obligatoires. C’est de cette façon que la structure syndicale se développe et prend de l’expansion », explique Louis R. Joyal. « Il est temps que d’autres organisations soient accréditées pour que la mise en marché collective redevienne un outil qui sert d’abord les producteurs. »

Les Céréaliers du Québec regroupe plus de 200 producteurs de grandes cultures dans plusieurs régions du Québec. L’adhésion de ses membres est renouvelable chaque année par le paiement d’une cotisation volontaire.

Depuis 2004, les Céréaliers du Québec défend le droit légitime des producteurs à gérer eux-mêmes leur ferme et leur mise en marché.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec
http://www.fpccq.qc.ca/

Les Céréaliers du Québec inc.
http://www.cerealiersduquebec.com/

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