Une étude montre la valeur d’un programme national ALUS

Winnipeg (Manitoba), 16 avril 2007 – Combien en coûterait‑il vraiment de payer les agriculteurs pour leur gérance de l’environnement? Selon une étude récente commandée par la fondation Delta Sauvagine (Delta Waterfowl Foundation), les coûts d’un programme national ALUS (Alternative Land Use Services ou services de diversification des modes d’occupation des sols) sont largement compensés par les avantages qu’en tirent les Canadiens. L’étude, réalisée par Tyrchniewicz Consulting, examinait principalement les données disponibles sur les coûts et avantages prévus de la mise en oeuvre à l’échelon national du programme de conservation ALUS sur des terres agricoles privées dans diverses régions du pays.

Il en coûterait environ 738 millions de dollars par an de verser aux agriculteurs 20 dollars par acre pour la conservation ou l’amélioration de terres qui procurent un avantage écologique (terres humides, zones riveraines, aires naturelles ou terres fragiles). Plus de 36 millions d’acres, soit un territoire de la taille du Michigan, seraient inscrits à ce programme national.

« Le rapport documente ce que bon nombre d’entre nous pensions déjà depuis un bon moment, à savoir, que les producteurs agricoles du Canada sont remarquablement bien placés pour veiller sur l’environnement, a déclaré le président de la fondation Delta Sauvagine, Rob Olson. Le rapport décrit aussi les dividendes que la mise en place d’ALUS rapporterait aux Canadiens, tant sur les plans de l’environnement que de la conservation. Nous voyons ALUS comme une manière économiquement avantageuse d’utiliser nos territoires agricoles pour obtenir des aliments et des fibres ainsi qu’un éventail de valeurs environnementales. »

Selon les estimations du rapport, le programme ferait économiser à l’État chaque année plus de 61 millions de dollars et rapporterait à la société plus de 820 millions de dollars, de par ses effets favorables sur la séquestration des gaz à effet de serre, l’augmentation de la valeur des activités de plein air et d’autres services.

L’agriculteur attend simplement un signal du marché qui témoigne de l’appréciation des Canadiens pour ses contributions à l’environnement. La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) appuie toujours le modèle ALUS, qu’elle voit comme un outil permettant aux agriculteurs et aux localités de montrer l’exemple dans le dossier de l’environnement.

« Par des initiatives volontaires comme ALUS, les agriculteurs sont en mesure de procurer des avantages écologiques précieux tout en continuant d’offrir aux consommateurs des aliments salubres et de grande qualité, de dire le président de la FCA, Bob Friesen. Et en plus de ses avantages concrets pour l’environnement, ALUS profite au trésor public en réduisant le fardeau des programmes de gestion des risques de l’entreprise et en contribuant à stabiliser les revenus des agriculteurs. »

Vous trouverez en annexe, un exemplaire du rapport intégral, produit par Allen et Edward Tyrchniewicz. En diffusant ce document, la fondation Delta Sauvagine et la FCA espèrent alimenter la discussion nationale sur ALUS et le rôle éminent que peuvent jouer les agriculteurs dans la conservation.

Le rapport est disponible (en anglais seulement) sur le site Web de Delta Waterfowl : www.deltawaterfowl.org

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

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