Vache folle : le Centre d’information sur le boeuf se veut rassurant

Calgary (Alberta), 6 janvier 2004 – L’année dernière les Canadiens ont démonté un appui sans précédent et une pleine confiance envers l’industrie du boeuf du Canada. « Nous avons demandé aux Canadiens de savourer le boeuf plus souvent »nous dit Kathy Keeler, Directeure exécutif au Centre d’information sur leboeuf. « La réponse enthousiaste de la part des consommateurs, de même que dela part des industries du détail et des services alimentaires, fut incroyable.En fait, le Canada est le seul pays où la consommation de boeuf a augmenté àla suite de la découverte d’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine(ESB). »

Selon Mme Keeler, les Canadiens peuvent encore savourer le boeuf en toute confiance puisque le Canada a mis en place des mesures de protection afin de sécuriser notre chaîne alimentaire. Les règlements sur les Aliments et Droguesinterdisent que les parties du bovin considérées matières à risque spécifiées(MRS) quant à l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), entrent dans lachaîne alimentaire.

Les MSR sont les tissus qui sont retirés de la chaîne alimentairepuisqu’ils peuvent potentiellement contenir l’agent infectieux de l’ESB comme,la moelle épinière, la cervelle et autres parties du système nerveux central.La législation exige le retrait de tout MRS pour les produits destinés à laconsommation et interdit l’utilisation de MRS dans les aliments destinés auxhumains.

« Si l’on regarde la santé humaine, cet amendement à la législation estune mesure additionnelle destinée à assurer la salubrité du boeuf,indépendamment du nombre d’animaux qui seront testés positifs quant à l’ESB, »explique Mmme Keeler.

Bien que le cas d’ESB découvert récemment aux E.-U., ait été identifiécomme étant d’origine canadienne, Mme Keeler croit que le Canada va continuerà se qualifier comme pays à risque minimal quant à l’ESB. Les échelons quantau statut de l’ESB, de l’Organisation mondiale pour la santé animale et de l’Office international des Epizooties (OIE), sont basés sur une évaluation despratiques et règlements actuels sur la santé animale. Selon la réglementationde l’OIE une des exigences pour conserver le statut de risque minimal consisteà ce que le taux de cas d’ESB soit moins de un cas par million de têtes parannée.

« Il y avait une possibilité qu’un petit nombre d’animaux nés avant l’interdiction de la consommation de farines animales, telle que cette vacheHolstein, puissent développer cette maladie, » nous confie Mme Keeler. « Maisles mesures sont en place afin d’empêcher que les tissus potentiellementinfectés entrent dans la chaîne alimentaire ».

Le Canada a mis en place d’importants systèmes de sécurité pour éviter lapropagation potentielle de l’ESB à d’autres animaux et à la chaîne alimentairehumaine. Depuis 1990, l’ESB est une maladie à déclaration obligatoire et lesimportations de pays affectés par l’ESB sont interdites. En 1992, le Canada amis en place un système de surveillance national de l’ ESB. Depuis 1997, leCanada a interdit les aliments à base de protéines animales pourl’alimentation des ruminants (bovins, moutons, etc.). En 2001, un programmenational d’identification des bovins a été mis en place. En juillet 2003, lesmatières à risque spécifiées (MRS) ont été définies et interdites dans lesaliments. Plus tôt cette semaine, l’USDA a annoncé qu’il mettrait en place desmesures semblables afin d’harmoniser les systèmes des deux pays.

« Nous sommes confiants dans les moyens développés par le Gouvernement duCanada pour assurer la santé des Canadiens et pour prendre en charge leproblème de l’ESB, » explique Mme Keeler. « Nous encourageons les Canadiens àdémontrer à nouveau leur appui envers les producteurs locaux, en continuant àsavourer le boeuf canadien plus souvent. »

Le Centre d’information sur le boeuf (CIB) est la division de la mise enmarché de l’Association canadienne des éleveurs de bovins.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Centre d’information sur le boeuf
http://www.beefinfo.org/

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