Coupable!

Après vérification, mon réservoir avait été bien nettoyé, les adjuvants dans les normes. Est-ce possible que mon maïs ne soit pas résistant à cet herbicide? Pourtant, j’ai bien vérifié ce printemps avec mon fournisseur et tout était ok.

Lundi, la réaction s’amplifie. Je refais les vérifications nécessaires et tout est ok pour un fournisseur. Par contre, je réalise qu’avec mon autre fournisseur, j’ai mal interprété les fameuses lettres de description qui viennent à la suite du numéro d’un des hybrides choisis. Pas vrai, ça veut dire que le maïs va crever?

Avec le temps, on devient tellement habitué de travailler avec des hybrides résistants à différents produits qu’on ne se pose plus assez la question s’il est résistant ou non. Suffit d’un changement d’hybride à la dernière minute ou le semis des restants de petits sacs de parcelles d’évaluation qui n’ont pas toujours les mêmes caractéristiques. Pourtant, on a l’habitude de noter de long en large nos suivis de parcelles, mais cette fois-ci, c’est moi le coupable. J’ai gaffé.

Frustré d’avoir transformé un beau champ en un véritable damier de zones jaunes. Les bordures de champs que je trouvais un peu sales à mon goût seront tellement propres qu’il n’y aura même pas de maïs dedans! Trop occupé, trop pressé. Je m’en veux surtout de ne pas avoir revérifié si j’avais vraiment choisi le bon hybride. Encore chanceux dans ma malchance : seulement 3 hectares d’affectés et une bonne leçon d’humilité.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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