Déterminer nos zones à risque

Oui on a des insectes, mais en cinq ans nous n’avons observé que de très faible perte à l’occasion

On termine nos semences de blé d’hiver aujourd’hui!  Je réalise que c’est une bonne façon d’agrandir de l’intérieur. Pas besoin d’acheter de nouvelle terre, suffit de semer la même deux fois :-). Ça nous occupe amplement.

Hey! On termine de semer aujourd’hui et notre semence 2020 est déjà toute planifiée et achetée depuis deux semaines. Après une transition graduelle de réduction d’utilisation d’insecticide semence depuis 2013, voilà qu’en 2020 on saute dans la piscine au complet. Dire qu’au début on devait payer le même prix de la semence qu’elle soit traitée ou non. Maintenant, on obtient certains rabais, mais à condition de commander tôt. J’apprends même que certaines compagnies qui n’offraient aucune possibilité d’obtenir de la semence sans traitement ont commencé à l’offrir cette année. Prochaine étape, on devrait pouvoir obtenir la majorité des variétés de semences avec la possibilité d’avoir l’option traitée ou non.

Au cours des dernières années, nos essais d’évaluation de comparaison d’utilisation de semences traitées vs non traitées nous ont rassuré quand au risque qu’on pouvait réellement courir chez nous. Oui on a des insectes, mais en cinq ans nous n’avons observé que de très faibles pertes à l’occasion. Le pire, c’est que souvent on a de plus grandes pertes par rapport à la perfection de notre semis que ce que les insectes peuvent bien nous causer. C’est vrai que les sols ne sont pas tous pareils, qu’on peut avoir des conditions différentes d’une ferme à l’autre. Ça ne veut pas dire qu’on doit traiter partout au cas où!

La meilleure façon d’apprendre à déterminer nos zones plus à risque c’est de faire de petits essais sur nos différents types de sols. Question de « wouerre de visou ». Donc, faut commander les semences le plus tôt possible et prendre le temps d’établir un protocole de suivi avec notre agronome. Même variété, même trait génétique avec un suivi régulier de comptage d’observation.  Chez nous ça nous a permis d’arrêter d’avoir peur d’avoir peur.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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