Pesticides : plus jamais sans mon masque!

J’ai adopté le masque depuis trois ans maintenant et je n’y vois que des avantages

On a souvent parlé des commentaires que le célèbre gardien Jacques Plante avait eus lorsqu’il avait décidé de porter un masque. On le traitait pratiquement de peureux. Aujourd’hui, on ne se pose même plus la question.

Moi-même, j’ai longtemps fait du ski sans casque jusqu’à ce que je me décide d’en porter un au cas où. Quelques années plus tard, il m’est arrivé de tomber à la renverse et sentir mon casque se rabattre fortement sur mon front en m’arrachant mes lunettes. J’ai réalisé que si je ne l’avais pas porté cette journée-là, je me serais probablement payé une blessure plus grave.

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Je ne sais pas pourquoi, mais quand j’ai commencé à me protéger pour utiliser mes pesticides, j’ai rapidement adopté les gants et l’habit de protection. Par contre, ça me semblait plus difficile pour ma figure. Alors, j’ai commencé par porter des lunettes. Ensuite, je me suis décidé à porter un masque sur le nez en plus des lunettes. C’était mieux que rien, mais ce n’était pas parfait. En fait, j’éprouvais un sentiment bizarre à l’idée de porter un masque complet. « Hey, faut pas capoter !» Quand les gens vont me voir, ils vont penser que je manipule de la dynamite.

J’ai finalement adopté le masque complet depuis trois ans maintenant et je n’y vois que des avantages. En fait, c’est une protection qui est beaucoup plus étanche à condition de bien se raser. Ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé? Au lieu d’ouvrir la valve d’agitation du mélangeur, ouvrir par mégarde la valve de rinçage des bidons et tout recevoir en pleine figure. Ah non? Dans mon cas, ça m’est arrivé!

Jadis, je ne percevais même pas l’odeur des pesticides utilisés tellement j’en avais partout sur moi et que j’en respirais une bonne dose lors des mélanges. Maintenant que je porte un masque étanche, je perçois les odeurs des produits utilisés dès que je sors du tracteur. Au début, je portais le masque pour les produits qui m’inquiétaient. Heuu, je suis qui moi pour déterminer que tel ou tel produit est moins dangereux? Maintenant, je le porte en tout temps lors des mélanges et manipulations. De cette façon, je suis certain de ne pas me faire beurrer accidentellement. Pas de risque d’éclaboussures et de contamination de la peau et des yeux. Si je porte un casque en ski ou en vélo au cas où, il n’y a donc aucune raison de ne pas porter un masque. En plus, c’est moins cher que les casques de sport!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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