Quand semer le blé d’hiver?

Depuis qu’on sème du blé d’hiver, on a expérimenté différentes périodes de semis. En général, on semait fin septembre, mais on s’est amusé à étirer l’élastique jusqu’en octobre. On a très bien réussi avec du blé d’hiver semé le 20 octobre.

Par contre, on a remarqué que plus on sème tard, plus le potentiel de rendement a tendance à se rapprocher du blé de printemps. Alors, pourquoi ne pas semer un peu plus tôt? Au début, on avait peur que le blé devienne trop long et que ça cause des problèmes. Meilleure façon de le savoir, c’est de l’essayer! On a rapidement observé un certain gain de rendement.

Ajoutons un autre avantage : plus on sème tôt, plus on peut baisser la population de semis. Certains préconisent 250 grains/m2. Chez nous, on a toujours eu le réflexe de dire : si tu veux du rendement, ça prend des plants! Avec le temps, on s’est habitué avec des taux de semis de 500-550 grains/m2.

L’hiver dernier, j’ai assisté à une conférence organisée par le CRAAQ sur le comportement du blé d’hiver. J’ai vu des tableaux de comparaison de dates de semis et de variations de taux de semis très intéressants. Juste à penser couper de 40 % mon coût de semence, c’est plutôt alléchant. Ça me tente de faire de cette façon. Par contre, si je tombe sur une saison ordinaire, j’aurai automatiquement tendance à mettre ça sur le dos du taux de semis.

Ok, on se monte un petit protocole d’essais sur la ferme, question d’avoir des comparables. Habitué avec des taux de semis à 205 kg/ha, je ne me sens pas à l’aise de passer à 125 kg d’un coup. Allons- y avec notre taux habituel à 550, comparé à 400. C’est déjà un bon point de départ. On compare aussi notre date normale de semis avec une date plus hâtive. En fait, la plage de semis du blé d’hiver est assez large. Suffit d’ajuster notre semis en conséquence! Il n’est donc pas trop tard pour sauter sur le semoir!

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

Articles récents de Paul Caplette

Commentaires