Ligne de temps

Un nouveau programme du MAPAQ controversé

Le MAPAQ lance un nouveau programme destiné aux productions végétales qui créé de l’insatisfaction dans le champ.

Une initiative ministérielle pour la productivité végétale. Wow! Un tout nouveau programme d’aide que le MAPAQ sort tout juste avant l’Halloween. Mon club agro, mon institution financière et quelques contacts m’ont transmis cette information de haute importance.

Mais voilà, je réalise que le programme est extrêmement précis dans le temps : du 29 octobre à 13 h jusqu’au 16 novembre à 23:59. Le 17 novembre, ton projet d’amélioration ne vaut plus la peine! D’accord pour une période de début, mais pourquoi une date de tombée aussi courte?

Un programme destiné aux productions végétales qu’on doit compléter en plein cœur de notre récolte. Un programme sur lequel on nous avise déjà que le choix se fera sur la base du premier arrivé, premier servi. Et bien sûr, dès que le pot de bonbons est vide, les projets n’ont plus d’importance. D’après moi, la météo moche et l’âge me rendent grincheux.

Je suis contre le principe de faire la chasse aux bonbons à la course avec peu de temps pour vraiment établir une stratégie solide d’amélioration sur ma ferme. J’ai plutôt l’impression de ressembler à un consommateur qui achète le bidule à 1000 $ parce qu’il est à 40 % de rabais. La question est, comme dirait mon ami McSween, en ai-je vraiment besoin?

De l’aide destinée surtout à des équipements déjà trop dispendieux pour notre retour sur investissement. Croyez-moi les fabricants sont au courant du programme, alors que nous on le découvre à la dernière minute. Et je me sens comme si je passais à côté de quelque chose si je ne retarde pas ma seule journée de récolte pour compléter un roman-savon pour peut-être avoir droit à mon petit bonbon. On manque carrément de vision et je ne comprends vraiment pas la stratégie du MAPAQ. Je lâche la paperasse et je retourne voir Gertrude.

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

Commentaires