Journée champêtre sous le signe de la performance

Les invités de la société Herbic ont présenté des moyens divers de soutenir et augmenter les rendements des cultures

La société Herbic de Saint-Césaire organisait le 20 août dernier une journée champêtre qui réunissait plusieurs représentants du secteur des grandes cultures. En plus d’un résumé de la saison à ce stade de l’année, différentes solutions pour protéger ou augmenter les rendements ont été présentés aux personnes sur place.

Sréphane Myre de Dekalb a présenté ses observations quant au développement des différentes cultures depuis le début de l’année.

Parmi les conférenciers, l’agronome Stéphane Myre de Dekalb a présenté un tour d’horizon des conditions prévalant dans les champs pour cette saison marquée par les imprévus de toutes sortes. Malgré les nombreuses difficultés qui ont joué contre les producteurs, il semble que les conditions soient somme toutes bonnes sur le terrain et se comparent à l’an dernier. Tout comme 2018, le problème le plus criant pour l’instant est le manque d’eau. « Ce qu’il faudra voir pour le reste de la saison est le manque d’eau. Les plants de maïs en auront besoin pour finir le remplissage des grains. Il faudra aussi de la chaleur pour mener à terme la croissance des plants ». Les épis pourraient afficher des rangs incomplets si le temps demeure trop sec.

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Le maïs a montré sa résilience face aux conditions difficiles. Selon les tests menés dans les parcelles, la différence est mince entre les semis faits en mai ou en juin. Même si le retard dans les semis s’élevait à 39 jours, la différence entre la sortie des croix ou l’atteinte du point noir se comptait en jours. Pour les semis faits entre le 3 et le 21 mai, la sortie des croix accusait un délai de 9 jours alors qu’il était de 14 jours pour les semis du 1er au 11 juin. Le retard pour le point noir ne devrait être que de 7 jours pour les semis de mai et de 9 jours pour ceux faits en juin. « Le maïs s’adapte : il est plus court et compte peut-être moins de nœuds mais il affiche un bon potentiel », a indiqué l’agronome en discutant des champs de maïs de la région. Selon les calculs de Dekalb, le maïs qui est actuellement en stade laiteux devrait atteindre sa maturité physiologique d’ici 35 à 45 jours, soit la mi-octobre.

Les problèmes observés sur le terrain ont été nombreux. Pressé par le temps, des producteurs ont négligé de vérifier la profondeur des semis, semé sur des terres trop humides, ou encore travaillé dans un champs où les résidus ont affecté la plantation des grains. Stéphane Myre a rappelé que la profondeur des semis dans le maïs reste la même, quelque soit l’hybride ou la date de semis. « Le maïs a besoin d’être semé de 1 pouce 3\4 à 2 pouces de profondeur pour permettre au plant de bien s’enraciner. »

L’année se démarque pour le moment par la présence des insectes. Le ver fil-de-fer a eu un terrain propice pour proliférer avec le temps froid et humide du printemps, ce qui a causé des levées inégales dans les champs. Le ver-gris occidental du haricot est particulièrement présent dans les terres longeant le fleuve et le Lac Saint-François et la chrysomèle du maïs (espèce de l’Ouest) est à surveiller en ce moment.

Des supports aux rendements des cultures

L’entreprise Agro-100 a présenté les vertus du nutrichaulant. Audrey Vernier de Agro-100 a indiqué que les champs de la région accusaient un déclin en soufre : selon les échantillons, 50% des champs étaient très pauvres alors que le soufre aide « à faire travailler l’azote ».

Chantal Veilleux de Corteva a fait le profil du ver-gris occidental du haricot, en progression dans la province. Difficile à détecter, un seul ravageur sur un épi peut entrainer des pertes de rendements de 5 à 8% sur ce même épi.

Éric Boulerice de Syngenta a présenté des produits pour le maïs qui seront disponible en 2020.

Éric Boulerice de Syngenta a présenté un produit qui sera introduit seulement au Québec en 2020 en remplacement de l’atrazine, le Auron Flexi contenant du bicyclopyrone.

Gilbert Brault de Nufarm a décrit le Manipulator, devant aider contre la verse dans le blé. Le produit peut être appliqué jusqu’à l’apparition de la feuille étendard. Un produit similaire pour l’orge et l’avoine sera disponible en 2020.

François Mercier de BASF explique la manière dont la sclérotinia se développe dans les champs de soya.

La moisissure du soya, ou sclérotinia a été décortiqué par François Mercier de BASF qui a expliqué comment les sclérotes se propageaient et les conditions de développement du champignon. Il a rappelé l’importance d’ajuster les méthodes de lutte selon les conditions particulières à chaque année.

Christine Lajeunesse d’Agrirécup a pour sa part rappelé de surveiller l’an prochain le programme de ramassage des pesticides périmés qui n’est offert qu’à tous les trois ans.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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