Crise des abattoirs: coup de pouce des gouvernements

La pandémie a eu de nombreuses répercussions qui se font sentir encore aujourd'hui auprès des producteurs. C'est le cas des abattoirs qui ont vu leur rythme être ralenti par différentes éclosions parmi les travailleurs, quand ce n'était pas la fermeture complète des installations.

Afin de compenser les éleveurs affectés par les retards, les deux paliers de gouvernements annoncent la création de l'Initiative Canada-Québec d'aide aux éleveurs.

L'initiative est chapeautée par le programme Agri-relance et comprend une aide de 21,8M$. Le gouvernement fédéral par le biais d'Agriculture Canada verse 60% de l'aide ou 13,1M$ et le MAPAQ les 40% restants ou 8,7M$.

L'aide vise à compenser une partie des frais assumés par les éleveurs pour maintenir les animaux en attente d'abattage dans les élevages jusqu'au retour à la normale. Elle s'inscrit aussi dans les objectifs de la Politique bioalimentaire 2018-2025 - Alimenter notre monde qui vise à soutenir la gestion des risques et les chaînes de valeur pour faire face aux aléas climatiques et à la conjoncture des marchés.

Les entreprises admissibles sont les éleveurs de porcs d'engraissement, les éleveurs de bouvillons d'abattage et les éleveurs de grands gibiers, dont les cerfs rouges, les wapitis, les bisons et les sangliers.

L'entreprise doit avoir conservé ses animaux dans l'élevage pendant une plus longue période que prévu en raison de la pandémie de COVID-19, et ce, à partir du début de la pandémie jusqu'à la fin de la période visée qui s'est terminée le 31 mars 2021.

La gestion des demandes sera faite par la Financière agricole du Québec jusqu'au versement des aides. Les entreprises pourront s'inscrire à l'initiative à compter du 10 mai. La date limite d'inscription est le 30 juillet 2021.

Les représentants des trois groupes d'éleveurs ont salué l'aide apportée qui permettra de rassurer les producteurs. Elle est particulièrement bienvenue pour les éleveurs de grands gibiers, à la fois affectés par la maladie débilitante chronique des cervidés et la pandémie de COVID-19, « qui ont complètement écrasé nos marchés et mis les éleveurs dans une situation précaire », a déclaré Josée Toupin, présidente, La Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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