Brochure Contrôlez l’érosion pour protéger vos investissements

Longueuil (Québec), 2 mai 2003 – En cette Année internationale de l’eau douce, les clubs-conseils en agroenvironnement lancent un tout nouvel outil de travail s’adressant aux productrices et producteurs agricoles du Québec. La brochure Contrôlez l’érosion pour protéger vos investissements se veut un outil de diagnostic d’évaluation des pertes de sols agricoles causées par l’érosion de l’eau, en plus de présenter diverses solutions permettant de remédier à cette problématique.

Vus comme un des piliers d’une entreprise agricole, les sols, s’ils sont soumis de façon continue aux forces d’érosion et de ruissellement de l’eau, perdent leurs particules les plus fines et les plus riches, c’est-à-dire l’argile et l’humus. Ceux-ci sont à la base de la richesse des sols, puisqu’ils favorisent l’échange des substances nutritives entre le sol et les cultures, en plus d’alimenter une activité biologique intense contribuant à la croissance des cultures ainsi qu’au maintien d’une structure stable et grumeleuse.

Cet outil permet donc aux producteurs agricoles de procéder à une estimation des quantités de sol qu’ils perdent à chaque année, en fonction du type de sol qu’ils possèdent (un sol argileux est plus résistant aux forces de l’eau qu’un sol sablonneux), de la rotation des cultures qu’ils pratiquent et du type de travail de sol qu’ils effectuent (charrue, travail réduit, culture sur billon et semis direct).

En plus de la rotation des cultures et l’adoption de techniques de travail réduit du sol, d’autres pistes de solution s’offrent aux producteurs agricoles. Elles vont de la simple conservation de la végétation naturelle au niveau des berges des fossés et cours d’eau jusqu’aux travaux plus complexes relatifs au drainage de surface des sols agricoles (ex. : voie d’eau engazonnée, bassin de sédimentation, avaloir, etc.) ainsi qu’à la construction de ponts, ponceaux et traverses pour le bétail.

Sans l’appui de nombreux collaborateurs ainsi que de la contribution financière du Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ) et de la Fondation de la faune du Québec, cet outil de travail n’aurait pu voir le jour.

Rappelons que les clubs-conseils en agroenvironnement sont des regroupements volontaires de producteurs agricoles dont l’objectif est de favoriser le développement durable de leur exploitation en adoptant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Il existe au Québec plus de 80 clubs-conseils regroupant près de 6 000 entreprises agricoles.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Clubs-conseils en agroenvironnement
http://www.clubsconseils.org

Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ)
http://www.cdaq.qc.ca/

Fondation de la faune du Québec
http://www.fondationdelafaune.qc.ca/


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