Outils antiparasitaire pour les pommes de terre

La pomme de terre est une culture qui exige des investissements élevés. Les producteurs doivent obtenir de bons rendements, mais la clé du succès réside surtout dans la valeur marchande du produit qui doit satisfaire aux attentes des consommateurs et des transformateurs en matière de qualité. Grâce aux nouvelles percées scientifiques, les producteurs de pommes de terre du Canada pourraient disposer prochainement d’outils plus efficaces pour protéger leurs cultures contre un éventail élargi de maladies et de ravageurs qui en minent le rendement et la qualité. En effet, Novartis a demandé l’homologation canadienne de Maxim PSP®, un fongicide de contact qui deviendrait ainsi le premier nouveau traitement de semences de pommes de terre en plus de quinze ans. Novartis tente aussi d’obtenir l’homologation canadienne d’Actara, un insecticide à large spectre qui réprime le doryphore de la pomme de terre, les altises, les cicadelles et les pucerons.

Ces deux nouveaux produits en instance d’homologation étaient à l’essai cette année à la Ferme André Gemme et fils de Saint-Amable au Québec. Les producteurs agricoles ainsi que leurs conseillers ont évaluer l’efficacité de Maxim PSP et d’Actara lors de la journée de démonstration organisée à cet endroit par l’Association des producteurs de pommes de terre de semences du Québec, en août dernier.

Maxim PSP un fongicide attendu par les producteurs de pommes de terre Maxim PSP est un fongicide de contact à base de fludioxonil, un composé issu d’une nouvelle classe chimique efficace contre de graves maladies transmises par les semences. S’il est homologué, Maxim PSP offrira aux producteurs de pommes de terre la possibilité d’obtenir un rendement accru, ainsi que des tubercules d’une qualité supérieure et plus uniforme. Appliqué sur les pommes de terre de semence avant la mise en terre, ce fongicide protégerait la culture contre les pathogènes Rhizoctonia solani (chancre de la tige et des stolons, rhizoctonie), Fusarium (pourriture sèche) et Helminthosporium solani (gale ou tache argentée).

Lors des essais menés au champ, on a pu constater que les avantages de Maxim PSP se manifestent dès le printemps avec une meilleure performance des semences qui produisent une levée plus uniforme et des plants plus vigoureux. Pendant la saison de croissance, Maxim PSP protège les plants du chancre de la tige et des stolons, une maladie qui asphyxie les jeunes tubercules. Les bénéfices se poursuivent aussi après la récolte, puisque Maxim PSP maîtrise la pourriture sèche fusarienne et freine la propagation de la tache argentée des semences aux nouveaux tubercules.

Il est important de souligner que Maxim PSP serait un nouvel outil que les producteurs d’ici pourraient utiliser pour contrôler la tache argentée, une maladie fongique qui leur cause beaucoup de soucis. La Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec a d’ailleurs effectué des démarches auprès de diverses instances telles le Conseil canadien de l’horticulture et l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) dans le but d’accélérer l’homologation du produit. Selon Marie Bouillé, directrice générale de la Fédération, « il est important que les producteurs du Québec et du Canada puissent avoir accès à tous les outils disponibles pour assurer la qualité de leur récolte et demeurer compétitifs face aux producteurs américains qui bénéficient de la technologie Maxim depuis quelques années déjà. »

Actara un insecticide plus efficace et plus sécuritaire
Dans le cadre des recherches, l’insecticide Actara a démontré une efficacité supérieure et plus durable que celle offerte par les produits disponibles actuellement pour contrôler le doryphore de la pomme de terre, les altises, les cicadelles et les pucerons. Actara pourrait être appliqué dans le sillon ou en traitement foliaire. Il est également important de noter qu’Actara est très sécuritaire. Son principe actif, le thiaméthoxam, est appliqué à très faible dose et s’intègre efficacement aux programmes de lutte antiparasitaire intégrée. Les producteurs disent qu’ils utiliseront Actara, s’il est approuvé, à la fois pour son rendement supérieur et pour ses excellentes caractéristiques aux chapitres de la santé et de l’environnement.

« Dans l’industrie de la pomme de terre, nous apprenons peu à peu que la lutte antiparasitaire peut prendre la forme d’un processus proactif, souligne Yvon Thérien, agronome, directeur des ventes de Novartis Protection des Cultures pour l’Est du Canada. Les nouveaux produits, avec leur performance supérieure et leur sécurité pour l’environnement, vont aider les producteurs à atteindre leurs objectifs de productivité, tant au niveau du rendement que de la qualité marchande. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Novartis Protection des cultures

http://www.cp.ca.novartis.com/




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