Un coup d’oeil sur l’agriculture canadienne 2004

Ottawa (Ontario), 9 juin 2004 – Les trayeuses robotisées, l’agriculture de précision à l’aide de satellites et les voitures carburant à l’herbe sont des innovations technologiques qui ont un impact important sur l’agriculture. Mais quel avenir est réservé aux fermes situées à l’extérieur des villes canadiennes? Ces dernières deviendront-elles une destination touristique ou seront-elles absorbées par les régions urbaines en expansion?

Toutes ces réalités sont abordées dans Un coup d’oeil sur l’agriculture canadienne, une nouvelle publication en vente dès qui vous permet d’explorer le contexte agricole et bien plus encore.

Cette publication de plus de 300 pages, renfermant des photos couleur, des graphiques et d’autres illustrations, comporte 40 articles analytiques fascinants et faciles à lire qui rendent l’agriculture plus accessible.

Le premier des cinq chapitres pose un regard sur l’histoire de l’agriculture. L’ouvrage se penche ensuite sur l’avenir à l’aide d’articles portant sur les tensions causées par la rivalité entre la conservation des terres agricoles et l’expansion urbaine, ainsi qu’un examen des immigrants venus au Canada pour y pratiquer l’agriculture.

Les dix profils agricoles qui suivent sont abordés dans la publication Un coup d’oeil sur l’agriculture canadienne.

La superficie, les infrastructures d’irrigation et de transport mises en place, ainsi que la proximité du marché américain où il est possible de vendre les produits de pommes de terre transformées font des Prairies un endroit idéal pour la culture de cette plante. Le climat des Prairies est propice à de hauts rendements et les sols profonds et bien drainés conviennent tout à fait à cette culture, s’ils sont irrigués. En 2002, bien que l’Île-du-Prince-Édouard ait représenté 29 % de la culture de la pomme de terre au Canada, le Manitoba et l’Alberta ont représenté respectivement 18 % et 15 % de cette culture.

Les Canadiens consacrent environ trois milliards de dollars par année à l’achat de vin canadien ou importé. Environ 80 % des raisins cultivés au Canada servent à la production du vin. Bon nombre de producteurs de raisins vont au-delà de la simple culture du raisin et font la production et la vente de vin et offrent même des attraits relatifs à l’agritourisme.

Partout au pays, les agriculteurs se tournent de plus en plus vers la culture d’herbes médicinales pour diversifier leurs exploitations. De nombreuses pharmacies ont maintenant en stock une multitude de remèdes à base de plantes médicinales, dont la plupart des consommateurs en ignoraient les propriétés il y a 20 ans, ce qui prouve qu’en agriculture, l’avenir c’est maintenant. L’échinacée, populaire en raison de sa réputation à combattre le rhume et la grippe, compte parmi les herbes médicinales les plus cultivées en 2001.

L’utilisation du fumier, qui demeure un sujet d’actualité, est abordée dans un chapitre qui porte sur l’agriculture et l’environnement. Bien que les voisins soient préoccupés par les odeurs provenant des fermes de bétail ou des exploitations avicoles avoisinantes, que les législateurs soient inquiets de la pollution aquatique possible et que les agriculteurs craignent les limites posées à leur droit de cultiver et de gagner leur vie, l’épandage du fumier leur permet de diminuer, voire même d’éliminer, le besoin de recourir aux engrais chimiques.

L’article qui traite des aliments biologiques montre que les préoccupations relatives à la santé et à l’environnement sont vraisemblablement les raisons pour lesquelles, en 2000, plus de 70 % des Canadiens ont acheté au moins une fois des aliments biologiques. Ces derniers, qui ne se vendaient jadis que dans les boutiques d’aliments naturels ou dans les kiosques en bordure des routes, se retrouvent maintenant dans la plupart des épiceries.

Le chapitre portant sur l’entreprise agricole analyse la tendance selon laquelle les fermes sont moins nombreuses mais sont de plus grande envergure. Cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur avicole, où l’on note également une croissance de l’intégration verticale. Autrement dit, une entreprise a souvent de l’emprise sur plusieurs étapes du processus de production, allant des couvoirs à la production de viande et d’oeufs.

Depuis longtemps, on produit dans les provinces des Prairies des céréales en quantité plus que suffisante pour nourrir les Canadiens. Au cours des années 1970, les agriculteurs des Prairies se sont mis à chercher de nouveaux marchés et de nouveaux produits. Au-delà de la production de céréales, les agriculteurs ont entrepris, à une échelle modeste dans les années 1970, la diversification par l’adoption d’autres cultures, telles que les graines de moutarde, les graines de tournesol et les pois secs. La diversification de la production a augmenté dans les années 1980 lorsque les agriculteurs des Prairies ont ajouté la culture des lentilles, des graines de l’alpiste des Canaries et des haricots secs.

Dans le secteur laitier, le système de traite automatisé, connu sous le nom de trayeuse robotisée, constitue l’innovation la plus récente. La trayeuse nettoie et prépare le pis auquel elle se rattache. Lorsque la traite commence, le système surveille le débit de lait puis détache le gobelet au moment où le débit diminue. À l’heure actuelle, environ 65 fermes laitières canadiennes utilisent des systèmes de traite automatisés.

Au-delà du contexte agricole, les agriculteurs se servent maintenant de la technologie du système mondial de positionnement afin de recueillir des données leur permettant de cibler l’épandage d’engrais ou de pesticides. Cette technologie aide non seulement les agriculteurs à déterminer l’endroit où épandre, mais également la quantité à épandre, voire les mélanges à employer.

Les nouvelles cultures ou les nouvelles utilisations des cultures en place sont susceptibles d’ouvrir de nouveaux marchés d’intérêt à un grand nombre d’agriculteurs, tels que ceux des plastiques tirés du maïs, des voitures carburant à l’herbe et de la soie résistante qui vient du lait de chèvre. Les scientifiques trouvent le moyen de produire biologiquement des composés complexes qui rivaliseront avec les plastiques issus du pétrole, les nylons, voire l’essence.

Le numéro de 2004 de la publication Un coup d’oeil sur l’agriculture canadienne (96-325-XPB, 49 $) est maintenant en vente et offre un certain nombre de plans de leçon et d’articles à l’intention des enseignants.

Pour plus de renseignements, communiquez avec les Services aux utilisateurs en composant sans frais le 1 800 465-1991, Recensement de l’agriculture.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/


Commentaires