Prix des grains : « Poke the bear »

Depuis octobre 2018, le prix du mais-grain sur le CME oscille dans un écart de prix de plus ou moins 0,25$.

Je déjeune de plus en plus tôt. Avec le changement d’heure, c’est sombre au réveil. Les yeux dans la graisse de binne, je fixe ma tasse de café. Une pensée pour les enfants qui m’appellent papa ours parce que supposément je grogne et je passe tout mon hiver à dormir sur le divan. Ça m’inspire le titre de mon blogue d’aujourd’hui.

Le marché, le CME, est-ce qu’il y a quelque chose de plus démoralisant qu’un marché bearish? Pensez-y! Un marché bearish désigne un marché qui sommeille comme un ours en hiver. Il bouge pour se retourner et finalement revenir à la même place. Pas bien effrayant un gros ours qui dort dans le fond de sa grotte. Depuis notre changement de corridor en octobre 2018, le prix du mais-grain sur le CME oscille dans un écart de prix de plus ou moins 0,25 $. Le dollar s’est tenu loin du 0,80 $ prévu par certains analystes et bonifié par une bonne demande de nos clients qui ont vitaminés la base pour finalement donner des prix au comptant en haut des attentes.

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On subit les soubresauts des sautes d’humeur politique de nos voisins. Négociation commerciale avec la Chine, embargo sur le soya, problèmes avec le canola, etc. Je reste attentif aux bases et je focus sur une reprise d’un bon 0,40 $ le boisseau. Je n’ai pas de boule de cristal, mais statistiquement c’est réalisable.

Plus difficile pour le blé qui lui se retrouve 2,00 $ « deux grosses piasses » en dessous de son sommet atteint en août dernier. Moi qui avais fait de bons coups dans les dernières années de fixer des bases et de laisser le CME ouvert pour atteindre des niveaux supérieurs du CME. Woups! J’ai peut-être un peu trop dormi sur mes objectifs. Je passe à notre plan B. On roule nos positions et on attend que l’ours se réveille… et si nécessaire, je vais m’amuser à le titiller un peu question de le faire sortir de sa tanière. « Poke the bear »

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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