Du 25 avril au 10 mai, on donne la priorité aux semis de soya. C’est ce que recommande le chercheur américain Shawn Conley à ceux qui veulent maximiser leurs rendements. Il a prononcé une conférence lors de la dernière édition du Rendez-vous végétal le 17 février 2026 à Saint-Hyacinthe.
De toutes les pratiques agronomiques à la portée des producteurs de soya, c’est semer tôt qui a le plus d’impact sur les rendements, a déclaré Shawn Conley.
Le professeur et chercheur spécialiste des petits grains à l’Université Wisconsin-Madison se fonde sur des données collectées dans des milliers de champs du centre nord des États-Unis.
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Selon ces données, semer tôt aurait plus d’impact positif sur les rendements que tous les autres éléments de régie au champ, comme l’espacement des rangs, le taux de semis ou l’usage de fongicides foliaires.
Pour chaque semaine de retard à partir du 25 avril, on perd 2,8 boisseaux à l’acre de rendement, soit 187 kg/ha.
« Nous faisons la promotion de l’idée que les producteurs devraient semer leur soya avant d’avoir mis un seul grain de maïs en terre », affirme celui qui dirige le Badger Crop Network.
En se fondant sur des données de Spooner au Wisconsin, une localité située à une latitude semblable à celle du sud du Québec, Shawn Conley en vient à recommander aux producteurs québécois que leur semis de soya ait la priorité sur ceux du maïs jusqu’au 10 mai.
Évidemment, les conditions de sol doivent être adéquates, avec une température minimale de 10 degrés.
Selon Shawn Conley, les semences de soya auraient une meilleure résistance aux dommages dus à l’absorption d’eau froide (imbibition chilling) que le maïs. Le soya pourrait tolérer des températures de sol jusqu’à 7 degrés C, alors qu’une semence de maïs peut être endommagée dès qu’on tombe sous les 10 degrés C.
De plus, les semences de soya seraient vulnérables à de tels dommages que dans les 24 premières heures dans le sol, alors que pour le maïs, la période s’étire sur 36 heures.
Pour ceux qui veulent planter tôt, Shawn Conley y va de conseils importants :
• Éviter les cultivars connus pour être sensibles au froid.
• Utiliser des lots de semences à germination et à vigueur élevées.
• Ne pas planter de graines à faible teneur initiale en humidité.
• Éviter de planter lorsque des pluies froides ou des températures basses sont prévues dans les 24 heures (soya) ou dans les 36 heures (maïs).
• Éviter de planter dans des sols saturés.
• Attendre que la température du sol soit constamment supérieure à 10 °C.
• Utiliser des graines exempts de dommages physiques et de maladies.
Les travaux de recherche du Badger Crop Network peuvent être consultés à l’adresse suivante: badgercropnetwork.com
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