10 ans de Clubs-conseils en agroenvironnement : un parcours impressionnant!

Québec (Québec), 4 décembre 2003 – Dix ans après leur création, les clubs-conseils en agroenvironnement comptent près du quart de toutes les entreprises agricoles du Québec, soit 6 700 fermes regroupées au sein de 81 clubs. Ces fermes représentent plus de 35 % de toutes les superficies en culture et plusde 35 % de toutes les unités animales du Québec.

Tel est l’un des faits marquants de la présentation qu’a faite devant leCongrès général de l’Union des producteurs agricoles le coordonnateur desclubs-conseils, M. Simon Marmen, qui rappelait qu’à leur création, en 1993,300 entreprises agricoles s’étaient regroupées au sein de 12 clubs.

En fait, le chemin parcouru par les clubs-conseils en agroenvironnementest très impressionnant. De 1993 à 2003, ils ont organisé 2 500 activités deformation, d’information et de démonstrations aux champs, ce qui représentepas moins de 10 000 heures de formation. Ainsi, plus de 20 000 agriculteursont ensuite pu mettre en application, sur leur ferme, les nouvelles pratiquesagricoles, à la fois efficaces et respectueuses de l’environnement, queproposent les clubs-conseils en agroenvironnement.

Une meilleure planification pour moins de fertilisants
Depuis leur création, les clubs-conseils ont élaboré 15 000 plans defertilisation et réalisé plus de 10 000 Plans agroenvironnementaux defertilisation (PAEF). Les fermes membres ont également réduit de près de 25 %les quantités moyennes d’engrais minéraux qu’elles utilisent depuis 1997.

Des pratiques efficaces pour une utilisation rationnelle des pesticides
L’ensemble des interventions proposées aux membres pour réduirel’utilisation des pesticides est imposant. L’augmentation, de 1998 à 2003, de3 % à 42 % des superficies en culture faisant l’objet de lutte intégréetraduit bien tous les efforts que les agriculteurs ont déployés pour mettre enplace de nouvelles pratiques.

Le travail réduit pour mieux conserver les sols
Les pratiques de travail réduit du sol ont progressé de 24 % à 38 % pourl’ensemble des superficies en culture gérées par les membres au cours des cinqdernières années. On sait que ces pratiques permettent de laisser suffisammentde résidus au sol après la récolte pour créer une barrière physique contre leruissellement et l’érosion.

Des actions pour protéger les cours d’eau
Depuis la création des clubs-conseils en 1993, plus de 850 kilomètres dehaies brise-vents ont été plantées par les agriculteurs à l’échelle du Québec.Pour la dernière année seulement, les producteurs agricoles ont implanté plusde 365 kilomètres de ces haies brise-vents à la grandeur du Québec, soitl’équivalent de la distance entre Montréal et La Pocatière.

Selon M. Laurent Pellerin, président général de l’Union des producteursagricoles (UPA) et président du Conseil pour le développement de l’agriculturedu Québec (CDAQ), qui soutient financièrement les clubs-conseils enagroenvironnement depuis 1998, la formule est gagnante. « Cette participationvolontaire des agriculteurs nous prouve, encore une fois, que nous pouvonsobtenir des résultats. Ces agriculteurs ont fait davantage que de prendre encharge les enjeux environnementaux : ils se sont engagés dans une approcheglobale en agroenvironnement et assument ainsi un leadership en la matière ».

Pour la ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation,Mme Françoise Gauthier, « les clubs-conseils sont des partenairesincontournables. Ils sont d’ailleurs appelés à jouer un rôle de premier plandans la démarche d’accompagnement agroenvironnementale que nous proposons auxproductrices et aux producteurs agricoles. Leur contribution continuera doncd’être essentielle au développement d’une agriculture durable au Québec ».

Le gouvernement du Canada est heureux d’avoir soutenu conjointement avecle MAPAQ, et ce, depuis 1993, le démarrage des clubs-conseils au Québec. Plusde 14 M $ en fonds fédéraux y ont été consentis par son bras financier auQuébec, le CDAQ. Pour le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire,M. Lyle Vanclief, l’augmentation du nombre de clubs-conseils au fil des ansdémontre non seulement leur nécessité mais aussi la réelle volonté desproducteurs d’adopter des pratiques respectueuses de l’environnement.

Les Clubs-conseils en agroenvironnement
Les clubs ont toujours su ajuster leurs services aux besoins desentreprises agricoles qu’ils desservent. Quel que soit le type de servicesproposés, ils s’inscrivent toujours dans l’un des quatre axes d’interventionqu’ils se sont donnés dès leur création, à savoir : améliorer la gestion desfertilisants, réduire l’utilisation de pesticides, adopter des pratiquesculturales de conservation des sols et enfin aménager et protéger les coursd’eau.

Les clubs-conseils en agroenvironnement sont des regroupementsvolontaires d’agriculteurs qui favorisent activement le développement durablesur leur ferme en adoptant des pratiques agricoles respectueuses del’environnement. Mis sur pied en 1993 dans le cadre du Plan vert, le réseaudes clubs-conseils, présent dans toutes les régions du Québec, est aujourd’huicofinancé par les agriculteurs membres, le Conseil pour le développement del’agriculture du Québec (CDAQ) et le ministère de l’Agriculture, des Pêcherieset de l’Alimentation du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Clubs-conseils en agroenvironnement
http://www.clubsconseils.org

Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ)
http://www.cdaq.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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