30 millions de $ dans la recherche en génomique

Edmonton (Alberta), 2 avril 2002 – Allan Rock, ministre de l’Industrie, le Dr Martin Godbout,
président-directeur général de Génome Canada, et le Dr Randy
Johnston, président-directeur général de Genome Prairie, ont
annoncé aujourd’hui un investissement supplémentaire de 30
millions de dollars de Génome Canada dans un vaste programme de
recherche novateur en génomique dans les Prairies. Cette annonce,
qui vient appuyer l’engagement du gouvernement du Canada à bâtir

un pays plus novateur, aidera le Canada à se classer parmi les
chefs de file mondiaux en matière de recherche et développement
d’ici 2010.

« Investir dans la recherche en génomique fait partie intégrante de
la Stratégie d’innovation du Canada », a déclaré le ministre Rock.
« En investissant dans ces projets, Génome Canada et Genome Prairie
contribuent à bâtir l’infrastructure de recherche du Canada, à
attirer et à retenir des chercheurs de calibre mondial au pays et
à renforcer le leadership international du Canada en matière de
recherche. Les connaissances acquises amélioreront notre qualité
de vie dans divers domaines dont la santé, la nutrition et
l’environnement. »

« Le programme de recherche que nous appuyons aujourd’hui aidera à
positionner la région des Prairies et le Canada parmi les
principaux pays dans le domaine de la génomique, et donnera une

impulsion à l’industrie de la biotechnologie dans les Prairies », a
déclaré le Dr Godbout. « Il permettra à la région de constituer une
masse critique de talents et d’activités susceptible d’ouvrir sur
de nouvelles réussites dans les années à venir. »

Genome Prairie recevra 17 millions de dollars pour deux projets dans le domaine de l’agriculture, 5 millions de dollars pour un projet en bioinformatique et 8 millions de dollars pour la réalisation de nouveaux instruments destinés à la recherche en génomique. La recherche mènera à l’élaboration de nouvelles façons
de prévenir les maladies, à la création de produits plus
nutritifs, à la production d’animaux en meilleure santé et au
développement de nouvelles technologies informatiques et de
nouveaux instruments susceptibles de contribuer à l’effort de
recherche en génomique à l’échelle internationale. L’annonce
d’aujourd’hui porte à 45 millions de dollars depuis avril 2001

l’investissement total de Génome Canada dans des projets de
recherche novateurs en génomique dans les Prairies. Au total, les
projets devraient fournir de l’emploi à plus de 100 chercheurs et
techniciens au cours des trois prochaines années ainsi que des
occasions de formation pour 80 étudiants et stagiaires
postdoctoraux. On trouvera ci-joint une liste des nouveaux projets
financés pour Genome Prairie.

« Ce financement permettra aux chercheurs, ici même dans les
Prairies, de mener des recherches à une échelle et d’une intensité
comparables à ce qui se fait dans les meilleurs centres de
recherche au monde », a ajouté le Dr Johnston. « Comme il serait
impensable de soutenir la concurrence dans tous les domaines de
recherche en génomique, nous avons décidé de nous concentrer sur
quelques secteurs qui revêtent une importance stratégique. Les
projets qui reçoivent du financement aujourd’hui nous permettrons
de devenir les meilleurs dans ces domaines précis. »

On s’attend à ce que l’appui de Génome Canada annoncé suscite du financement de contrepartie de la part de partenaires
des secteurs privé et public. Ces investissements combinés
pourraient permettre de réunir plus de 60 millions de dollars pour
ces nouveaux projets de recherche en génomique dans la région des
Prairies. Associé au financement des entreprises et aux projets
annoncés l’an dernier, cet investissement devrait produire des
retombées économiques totales de plus de 90 millions de dollars.

Génome Canada est un organisme sans but lucratif qui a reçu 300
millions de dollars du gouvernement du Canada en vue d’élaborer et
de mettre en oeuvre une stratégie nationale de recherche en
génomique dans l’intérêt de l’ensemble des Canadiennes et des
Canadiens. Genome Prairie, un autre organisme sans but lucratif,
dirige et finance des activités de recherche et développement dans
les domaines nouveaux de la génomique, de la protéomique, de la
bioinformatique, et sur des questions éthiques, environnementales,
juridiques et sociales liées à la recherche en génomique. Parmi
les partenaires existants ou potentiels de l’initiative de Genome
Prairie, mentionnons les gouvernements de l’Alberta, de la
Saskatchewan et du Manitoba, le secteur privé, des laboratoires
fédéraux ainsi que d’autres organismes de recherche nationaux et
internationaux.

La génomique vise essentiellement à approfondir nos connaissances
de la constitution génétique de l’ensemble des organismes vivants.
Au dire des spécialistes, la génomique fournira, au cours des 10 à
20 prochaines années, de nouvelles méthodes de diagnostic, de
traitement et de prévention des maladies, de résolution des
problèmes environnementaux et de gestion des ressources naturelles
et des disponibilités alimentaires.

Les projets annoncés aujourd’hui ont été choisis par le conseil de
Génome Canada, sur la recommandation d’un comité de plus de 150
spécialistes internationaux de la recherche en génomique et en
éthique. Chaque proposition a été soigneusement évaluée à la
lumière d’un certain nombre de critères, dont les suivants :
excellence scientifique de la recherche proposée; qualité et
expérience des chercheurs concernés; efficacité de la gestion et
de l’organisation; financement du projet.

En février, le gouvernement du Canada a lancé la Stratégie
d’innovation du Canada, deux documents qui décrivent le plan
qu’entend suivre le gouvernement pour relever les défis en matière
de compétences et d’innovation au cours des dix prochaines années.
Le document rendu public par le ministre de l’Industrie, Allan
Rock, s’intitulait Atteindre l’excellence : investir dans les
gens, le savoir et les possibilités. Il présente les objectifs,
les cibles et les priorités pour les dix prochaines années en vue
de forger le savoir et de faire fructifier des idées plus
rapidement, de s’assurer de la disponibilité d’une main-d’ouvre
compétente dans la nouvelle économie, de moderniser les
entreprises et les politiques réglementaires tout en protégeant
l’intérêt public et de renforcer les collectivités en appuyant
l’innovation au niveau local. L’annonce faite aujourd’hui appuie
cette stratégie.

1. La mise au point de technologies habilitantes pour la recherche protéomique et la recherche en génomique

Coût total du projet : 17 128 137 $

Contribution de Génome Canada : 8 564 069 $

Chargé de projet : William Davidson

Les impressionnantes avances dans l’étude des gènes (génomique) et
des protéines (protéomique) ont débouché sur de nouvelles
technologies fort excitantes. Toutefois, les chercheurs sont
toujours limités dans leur tentatives d’étude du fonctionnement
des cellules, en particulier les cellules malades. Dans certains
cas, la difficulté tient au nombre important de cellules malades
qu’il faut pour produire un échantillon suffisant qui permettra de
caractériser les protéines. De plus, le taux d’erreurs pour le
séquençage des gènes est élevé et actuellement, il faut attendre
trop longtemps pour mener à bien des essais protéomiques ou
génomiques.

Ce projet permettra de mettre au point de nouveaux outils en vue
d’aider les scientifiques dans les domaines de la génomique et de
la protéomique. Avant tout, le projet permettra de mettre au point
de nouvelles techniques de manutention des échantillons
biologiques en quantités micro et nanolitres afin de réduire le
nombre d’échantillons et d’améliorer la cadence d’analyse et
l’automatisation. De plus, les chercheurs proposent de créer des
outils de spectrométrie à rendement élevé pour l’analyse des
protéines.

Grâce à ces nouveaux outils, les scientifiques pourront mieux
réaliser leurs essais sur le fonctionnement des cellules,
diagnostiquer les maladies plus rapidement et concevoir de
nouvelles thérapies en moins de temps.

Ce projet est un effort concerté de la part de MDS Sciex, une
entreprise de biotechnologie canadienne, et de chercheurs des
universités et des instituts de recherche à l’échelle du Canada
(University of Alberta, University of Manitoba, Université Laval
et Queen’s University).

2. Accroître la valeur des récoltes par la génomique

Coût total du projet : 7 500 000 $

Contribution de Génome Canada : 3 750 000 $

Chargé de projet : Wilf Keller

L’agriculture et la transformation des aliments est le troisième
secteur industriel en importance au Canada et génère plus de 100
milliards de dollars d’activité économique annuelle. Le canola,
duquel on produit une huile comestible et des aliments pour
animaux, est un exemple de récolte importante du point de vue
économique.

Ce projet portera principalement sur une meilleure compréhension
des gènes associés au développement des semences et à la
composition des semences en vue d’améliorer les variétés de canola
ou d’en produire de nouvelles.

Côté développement des semences, la recherche mènera à la
production de semences qui tolèrent mieux la chaleur, mûrissent
plus rapidement et qui ont des écorces plus minces et donc une
valeur commerciale accrue.

La recherche sur la composition des semences permettra de cerner
les semences qui accumulent des quantités plus élevées d’huiles
précieuses ou de protéines, contiennent des protéines, des lipides
ou des glucides particuliers, offrent une teneur plus élevée en
micronutriments et une teneur moins élevée de composés
anti-nutriments ou qui produisent des composés nouveaux à valeur
commerciale. Somme toute, ce projet éclairera la production de
canola à valeur accrue.

Ce projet s’inspire des travaux et de l’expertise de l’Institut de
biotechnologie des plantes (Conseil national de recherches) et des
centres de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

3. Pathogénomique fonctionnelle de l’immunité des muqueuses

Coût total du projet : 26 931 414 $

Contribution de Génome Canada : 13 465 707 $

Chargé de projet : Lorne Babiuk

Les maladies infectieuses sont responsables d’un tiers des décès
au monde. Elles sont également dévastatrices pour l’industrie des
productions animales et coûtent des milliards de dollars par
année.

Le premier point de contact de l’infection est bien souvent les
muqueuses recouvrant les appareils respiratoire, digestif et
reproducteur. Un large éventail de mécanismes de défense entrent
en jeu pour prévenir l’invasion de maladies infectieuses.
Toutefois, on en connaît très peu sur ces mécanismes d’immunité.

Les chercheurs se serviront de techniques de génomique pour se
concentrer sur la compréhension de l’immunité aux maladies
infectieuses et les moyens à prendre pour l’améliorer, ce qui
pourrait mener à de nouveaux traitements et à de nouvelles
stratégies de prévention des infections chez les humains et chez
les animaux.

Le projet est co-dirigé par des chercheurs de la Veterinary
Infectious Diseases Organization (VIDO) de la University of
Saskatchewan et de la University of British Columbia et comprend
des chercheurs de la Simon Fraser University, de la BC Cancer
Agency et a des liens à la University of Michigan et à la
University of Illinois. Deux entreprises de biotechnologie y
participent également, soit AniGenics et Inimex.

4. Une plate-forme de bioinformatique intégrée et répartie pour Génome Canada

Coût total du projet : 10 000 000 $

Contribution de Génome Canada : 5 000 000 $

Chargé de projet : Christoph Sensen

Pour faire avancer la science de la génomique, nous devons aller
au-delà du catalogage des cellules dans les tissus et les
organismes afin de comprendre l’organisation des génomes et le
fonctionnement des cellules, des tissus et des organismes. La
bioinformatique est le domaine de recherche et de développement
qui nous permettra de réaliser cet objectif en jumelant les
disciplines des sciences biologiques et informatiques en vue de
déchiffrer l’énorme quantité de données génomiques à notre
disposition.

Ce projet liera les centres de génomique régionaux du Canada grâce
à la mise au point d’une pièce de matériel informatique
spécialisée et d’une plate-forme logicielle, ce qui offrira une
solide infrastructure aux chercheurs participants et facilitera
l’analyse des données génomiques. La plate-forme offrira également
un « bureau d’assistance technique » et des trousses de formation
spécialisées en vue d’aider les chercheurs en génomique à
l’échelle du Canada.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Génome Canada

http://www.genomecanada.ca

Industrie Canada

http://www.ic.gc.ca/

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