36 000 tonnes d’urée à bord

Le M.V. Angelina The Great arrivant au terminal de Contrecoeur.

Une des plus grandes cargaisons d’engrais à jamais pénétrer dans le fleuve Saint-Laurent est arrivée à bon port jeudi, quand le M.V. Angelina The Great a accosté à Contrecoeur.

Parti du Qatar, ce cargo transportait 36 000 tonnes d’urée granulaire pour le compte de Yara, un important fabricant et distributeur d’engrais, qui alimente les principaux détaillants d’engrais du secteur agricole au Québec.

L’ensemble de la cargaison sera déchargé au terminal de Contrecoeur, en trois à quatre jours.

D’après l’agronome Stéphan Laliberté, directeur régional chez Yara Canada, il est plutôt rare de voir autant d’engrais livré à un seul endroit. Habituellement, les cargos contiennent environ 25 000 tonnes d’engrais, en déchargent une partie dans un port sur le Saint-Laurent, puis pénètrent la Voie maritime du Saint-Laurent pour décharger le reste dans un second port dans les Grands Lacs.

Si le M. V. Angelina The Great a pu livrer autant d’engrais, c’est justement parce qu’il n’avait pas à être suffisamment petit pour entrer dans les écluses, a expliqué Stéphan Laliberté.

Vue aérienne des installations de Yara à Contrecoeur

L’engrais provient de l’usine Qafco (Qatar Fertilizer Company), dont Yara est actionnaire à 25 %. « L’usine vient d’augmenter sa capacité annuelle de production à 5,6 millions de tonnes, a indiqué Stéphan Laliberté. Selon les besoins du marché, on va pouvoir commander d’autres cargaisons de cette usine. »

Yara poursuit actuellement une stratégie de diversification de ses approvisionnements en urée. Entre autres, la production à son usine de Belle Plaine, en Saskatchewan, devrait doubler d’ici 2016.

D’après Stéphane Laliberté, il se pourrait que par extension, cette stratégie se traduise par des prix plus compétitifs pour les producteurs du Québec. Yara est en mesure de recevoir de l’urée douze mois par année à Contrecoeur, ce qui devrait contribuer à mieux aligner les prix locaux sur les prix mondiaux. En Ontario, par contre, les livraisons par bateau sont interrompues pendant l’hiver.

Le prix de l’urée varie facilement en fonction de l’offre et la demande, qui varie en fil des saisons et des besoins dans les différentes régions du monde, explique Stéphane Laliberté. « En s’approvisionnant régulièrement sur les marchés mondiaux, Yara permet en retour aux producteurs de s’approvisionner de façon régulière et de bénéficier de prix plus représentatifs des prix internationaux. »

Commentaires