5 conseils pour faciliter votre transition vers le biologique

La clé pour réussir ce projet : prendre le temps de se préparer

Vous envisagez de vous tourner vers la production de grains certifiés biologiques? Vous arrivez dans un contexte favorable : la demande est en croissance, le système de certification est bien structuré et l’expertise est de plus en plus solide au Québec. Voici cinq conseils pour bien vous préparer.

1. Bien s’entourer

Nombreux sont ceux et celles qui, ayant réussi la transition de leur entreprise vers le bio, témoignent de l’importance du réseautage avec d’autres producteurs. Le partage d’expérience, le mentorat même, ainsi que le suivi par un ou une agronome vont vous soutenir autant dans la période de transition que pour les années suivantes.

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2. S’informer et se former

Pour cela, soulignons le vaste choix de sessions ou de journées de formation, de conférences, de visites de fermes, etc. offert par diverses organisations. Ces occasions, combinées à la consultation de guides techniques, de vidéos et d’articles en ligne, et des textes présentant la norme de production biologique en vigueur au Canada, vous permettront de collecter les informations nécessaires à votre planification.

3. Planifier

En grandes cultures biologiques, le travail se fait sur le long terme. On met en place des rotations soigneusement pensées afin de bâtir et d’améliorer la fertilité du sol (structure, matière organique, activité biologique), de minimiser les problèmes de mauvaises herbes et ravageurs, pour garantir en fin de compte les rendements des années à venir. Inclure systématiquement des engrais verts, des cultures de couverture et cultures dérobées bien choisies, des fumiers compostés –et oublier pesticides et fertilisants de synthèse– demande donc de changer son raisonnement et ses pratiques. De plus, il vous faudra explorer les avenues de mise en marché particulières au secteur biologique et connaître les besoins de vos clients pour ajuster le choix des variétés.

4. S’adapter

La transition au bio amène des baisses de coûts d’intrants et des besoins différents en machinerie. Vous devrez peut-être acheter ou modifier des équipements pour le hersage, la destruction des engrais verts, le semis direct, etc. De nouvelles rotations plus complexes supposent également d’essayer de nouvelles variétés et d’identifier ce qui fonctionne le mieux dans les conditions de la ferme.

5. Aborder la certification bien documentée

Renseignez-vous auprès des organismes de certification pour connaître les conditions préalables à la certification et choisissez celui qui correspond le mieux à votre projet. Mettez au clair votre plan de ferme, l’historique de vos champs, la description des rotations et des opérations culturales, les listes d’intrants, et prévoyez de bons outils pour noter les opérations effectuées. La tenue de registres détaillés pour la ferme est une obligation vis-à-vis de votre organisme de certification. C’est aussi une preuve de votre crédibilité et un moyen de s’améliorer d’année en année.

La période de transition

Les sols doivent être exempts de substances interdites pendant au moins 36 mois avant que la récolte soit certifiée biologique. Pour une première demande de certification biologique de cultures en champs, le Règlement sur les produits biologiques du Canada exige que les 15 derniers mois de la transition soient supervisés par l’organisme de certification (ce qui implique la visite de l’inspecteur sur deux années consécutives).

Source : CRAAQ

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