Agriculture et agroalimentaire : les libéraux renient une fois de plus leurs engagements selon le PQ

Québec (Québec), 15 juillet 2003 – « Alors que le chef libéral avait promis, en campagne électorale, d’augmenter le budget consenti au secteur agroalimentaire, voilà que le gouvernement renie ses engagements et coupe près de 12 M $ dans les crédits du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation », a déploré le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, M. Michel Morin, àl’occasion de l’étude des crédits budgétaires.

« Les productrices et producteurs agricoles font face à de grands défis enmatière environnementale mais le gouvernement libéral diminue de plus de 50 %les sommes nécessaires au programme Prime Vert, lequel vise notamment à aiderles entreprises à se conformer aux nouvelles normes environnementales, aajouté M. Morin. Le gouvernement du Parti Québécois était conscient de cetteproblématique et la ministre des Finances avait prévu l’ajout de 36 M $ à ceprogramme. »

Le programme d’appui au développement en région se voit amputé de3,5 M $. « Le secteur agroalimentaire occupe une place prépondérante au sein dudéveloppement régional. Force est de constater qu’avec le budget Séguin, il nedispose plus des outils nécessaires pour assumer pleinement son rôle dansl’économie régionale », a constaté le porte-parole.

Bien implantées dans toutes les régions du Québec, les coopérativestransforment près de 50 % de la production agricole du Québec et créent desmilliers d’emplois. Le précédent gouvernement en avait reconnu l’importance enmettant en place une mesure fiscale visant à les appuyer dans leurs effortspour accroître leur capitalisation. Or, le budget Séguin ne reconduit pascette mesure, privant ainsi les coopératives d’un précieux outil definancement.

Autre recul du gouvernement libéral : la ministre, Mme FrançoiseGauthier, n’est pas prête à aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire desproduits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Le 7 juillet dernier, la ministre annonçait en grande pompe avoirentériné le Cadre stratégique agricole (CSA). Elle n’a toutefois pu obtenirles garanties suffisantes de la part du gouvernement fédéral quant à lasouplesse nécessaire pour arrimer ses programmes avec ceux qui sont déjà enplace au Québec.

« Le Québec fait figure de leader dans les domaines qui sont couverts parle CSA. Souvent les normes imposées aux productrices et producteurs agricolesdu Québec sont supérieures à celles en vigueur dans les provinces. Lasignature du CSA doit nécessairement se traduire par une bonification dessommes allouées aux productrices et aux producteurs et non pas servir àcamoufler les coupures effectuées par le gouvernement Charest », a concluM. Morin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti québécois
http://partiquebecois.org/

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