Alcools du terroir au Marché des Saveurs : l’opposition exige une intervention du gouvernement

Montréal (Québec), 20 janvier 2006 – Le député de Gouin, M. Nicolas Girard, réclame l’intervention du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Yvon Vallières, et du ministre de la Sécurité publique, M. Jacques Dupuis, pour qu’ils fassent les pressions nécessaires auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) afin qu’elle revienne à sa directive antérieure qui permettrait aux producteurs de boissons alcooliques artisanales de poursuivre la vente de leurs produits au Marché des Saveurs.

M. Girard a présenté cette demande ce matin, à l’occasion d’uneconférence de presse aux côtés de MM. Antonio Drouin du Marché des Saveurs duQuébec, François Pouliot de l’Association des cidriculteurs du Québec, JacquesMcIsaac, représentant des producteurs de boissons de petits fruits, MarcAngers de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal et de MmeViviane Macle, représentante des producteurs d’hydromel. Plusieurs producteursétaient également présents.

Pour le député de Gouin, il est clair que la directive interne du 22 décembre 2005 de la RACJ pénalise injustement le Marché des Saveurs auMarché Jean Talon de Montréal et les producteurs d’alcool du terroir. Celas’avère ironique puisque ça contrevient aux orientations gouvernementales ques’est donné le gouvernement en cette matière.

En effet, le gouvernement libéral clame haut et fort son désir desupporter les producteurs de boissons alcooliques artisanales, au point telqu’il a même mis en place, en octobre 2005, un programme d’aide spécifique àeux, issu d’une mesure annoncée dans le dernier budget Audet. Or, au mêmemoment, la RACJ leur met des bâtons dans les roues.

« La main gauche ne peut pas ignorer ce que fait la main droite. Commentexpliquer que, soudainement, après des années, alors qu’aucun changement à laréglementation ou à la loi ne soit survenu, ces producteurs se trouventvictimes d’une directive appliquée avec zèle, une directive qui contrevientaux volontés communes des producteurs de boissons artisanales », s’est demandéNicolas Girard.

Pour le député des Iles-de-la-Madeleine et porte-parole de l’oppositionofficielle en matière d’agriculture, de pêcherie et d’alimentation, M. MaximeArseneau, il importe au ministre Vallières de clarifier cette situation etd’intervenir auprès de son collègue de la Sécurité publique, M. JacquesDupuis, pour lui expliquer les conséquences d’un tel esprit de zèle. « Si legouvernement ne fait rien pour arrimer sa réglementation, il nuiraconsidérablement à l’un des enjeux fondamentaux pour les producteurs, soit lamise en marché. Il va falloir que le ministre Vallières précise ses objectifs,d’autant plus que bientôt, nous étudierons un projet de loi important sur lesappellations réservées et du terroir », a indiqué M. Arseneau.

« Le Marché des Saveurs est un pionnier dans la valorisation des boissonsalcoolisées du terroir québécois. Depuis plus de cinq ans, cette entreprisefamiliale offre aux producteurs une vitrine unique et accessible à un publicvarié. Elle permet ainsi à un grand nombre d’artisans d’ici de vivre de leurproduction et de faire connaître leur produit. Qu’attend le ministre Vallièrespour intervenir dans ce dossier et s’assurer que ces producteurs puissentpoursuivre leur travail sans embûche inutile? », a conclu M. Girard, enrappelant que si rien n’est fait, huit personnes pourraient perdre leuremploi.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti québécois
http://partiquebecois.org/

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