Des médecins vétérinaires pourraient être formés à Rimouski

630 000$ du gouvernement pour étudier la solution pour contrer la pénurie de médecins vétérinaires en régions

Pour réduire la pénurie de médecins vétérinaires en régions, des futurs médecins vétérinaires pourraient être formés à Rimouski. À cette fin, le gouvernement du Québec vient d’octroyer une aide financière de 627 946$ pour étudier la faisabilité de monter un programme de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à l’Université du Québec à Rimouski.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), André Lamontagne, en a fait l’annonce au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, le 3 septembre 2020 à Québec, en compagnie de la ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx.

Cette formation de cinq ans serait effectuée à 70 % en région. Les trois premières années auraient lieu au campus de l’Université du Québec à Rimouski. La quatrième année se déroulerait au campus de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, tandis que la cinquième serait réservée aux stages cliniques, qui se dérouleraient en partie à Saint-Hyacinthe et en partie dans des cliniques vétérinaires en région. Une étude du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, publiée en 2018, avait démontré l’ampleur de la pénurie de médecins vétérinaires en pratique générale des grands animaux :

    • près de 20 % des médecins vétérinaires en pratique générale des grands animaux ont plus de 30 ans de pratique;
    • plus du tiers des médecins vétérinaires travaillant en médecine générale avec les grands animaux seront en âge de prendre leur retraite en 2027;
    • l’impact de cette pénurie se fait particulièrement sentir hors des grands centres urbains.

Dans un blogue de l’Université de Montréal, la doyenne de la Faculté de médecine vétérinaire, Christine Theoret, explique que l’idée lui était venue lorsqu’elle avait déménagé sa fille partie étudier à Chicoutimi en physiothérapie. Elle explique aussi que l’Université de Montréal a beaucoup de succès avec sa formation délocalisée en médecine offerte à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis une quinzaine d’années. Ce genre de formation délocalisée en médecine vétérinaire est aussi présente aux États-Unis.

La région est propice pour y implanter une formation en médecine vétérinaire puisque le Bas-Saint-Laurent est ciblé comme région fragile par le MAPAQ. De plus, on y retrouve une université, un bassin de vétérinaires pouvant accueillir des étudiants en stage et la présence d’une formation en agriculture, à l’ITA de La Pocatière.

Avant la COVID, la date prévue pour le début du programme avait été fixé à l’automne 2022.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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