Les étudiants de l’ITA de Saint-Hyacinthe auront un robot de traite dans leur salle de classe

Dès l’automne, un robot de traite sera installé dans une salle de classe de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe. Les étudiants pourront ainsi se familiariser avec la robotique.

L’ITA de Saint-Hyacinthe vient de conclure un contrat de location d’un robot de traite Astronaute A4 de la compagnie Lely pour la prochaine année scolaire. Il s’agit du même robot que l’on retrouve dans les plus récentes installations de robots de traite Lely sur les fermes du Québec. Ce contrat a été conclu à la suite d’un appel d’offre effectué auprès de trois fournisseurs de robots de traite.

« Nous avons une formation pour former les futurs techniciens et nous avons certaines machines, mais nous n’avions pas de robot de traite », explique Claudia Beaudry, professeure et chef d’équipe de la formation Technologie du génie agromécanique (TGA).

Celle-ci explique que l’entente est gagnante autant pour l’ITA qui peut offrir une formation plus complète à ses étudiants, mais aussi pour les entreprises de robotiques qui vivent une pénurie de main d’œuvre. « La demande est très forte du côté du marché du travail, explique Claudia Beaudry. Il y a un manque de main d’œuvre qualifiée. »

Guillaume Peeters, gérant des ventes au Québec et gérant des ventes pour les grands troupeaux au niveau canadien pour Lely, abonde dans le même sens. « C’est un vrai problème, dit-il. Il fallait trouver un moyen d’intéresser les jeunes aux robots de traite, pas juste aux tracteurs. »

C’est certain que Guillaume Peeters espère que les étudiants s’intéresseront d’abord aux robots de marque Lely, et qu’ils choisiront d’y faire carrière. Les étudiants ayant été formés sur le robot Lely auront l’avantage de bien connaître le robot de cette marque. Lely a actuellement huit concessionnaires et 700 robots de traites d’installés à la grandeur du Québec. La formation d’un technicien par la compagnie peut prendre sept mois sans savoir si la personne sera intéressée de rester dans cet emploi.

De son côté, l’ITA est neutre et ne veut pas privilégié une marque plus que l’autre, mais Lely a remporté l’appel d’offres.

Peu importe la compagnie pour laquelle l’étudiant postule, la connaissance du robot de traite sera un atout pour le finissant en TGA. D’ailleurs, Claudia Beaudry explique que les finissants de cette formation ont le choix des emplois à la fin de leur formation.

Les étudiants en Technologie des productions animales et en Gestion et technologies d’entreprise agricole auront aussi des cours avec ce robot, mais ils seront davantage orientés vers l’utilisation du robot que vers la mécanique.

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires