Augmentation de l’affluence aux campus de l’Institut de technologie agroalimentaire

Bonne nouvelle, le secteur agricole semble attirer les jeunes. La preuve, l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) a enregistré un nombre important d’inscription pour l’année 2017-18 pour un total de 1000 pour les deux campus réunis, soient Saint-Hyacinthe et La Pocatière. Ce chiffre est le plus élevé depuis 2003, confirme Annie Marcotte, coordonnatrice à l’information à l’ITA de Saint-Hyacinthe. « On note une augmentation constante depuis les dernières années (…) C’est une bonne nouvelle pour le secteur puisqu’il y a en ce moment 10 offres d’emplois pour chaque diplômé qui sort de l’école. » Le campus de La Pocatière compte 333 étudiants et celui de Saint-Hyacinthe 667. Le nombre d’élèves était de 997 l’an dernier, de 908 en 2015 et de 883 en 2014. En cinq ans, le campus de St-Hyacinthe a augmenté de 118 le nombre de personnes inscrites à ses programmes.

Plusieurs facteurs expliqueraient cette hausse, selon la coordinatrice. Elle remarque un engouement de la part des jeunes pour le secteur agro-alimentaire. Le campus de Saint-Hyacinthe a aussi mis sur pied une équipe de promotion « très dynamique » depuis six ans dont leur travail semble porter fruit.

Fait à noter, la clientèle est de plus en plus mixte. Elle est majoritairement féminine pour l’ensemble des deux campus depuis 2015, grâce à une forte augmentation de la présence des filles à St-Hyacinthe. Certaines techniques comptent maintenant davantage de filles que de garçons, comme c’est le cas pour le programme en production animale en 1re année à Saint-Hyacinthe avec un ratio de 43 filles et 16 garçons. Le programme de gestion d’entreprise agricole reste encore majoritairement plus fréquenté par les garçons. D’autres demeurent campés depuis des années avec une quasi majorité de garçons (technique agro-mécanique) ou de filles (technique équine).

Si la situation et bonne à St-Hyacinthe, elle l’est un peu moins à La Pocatière où le nombre d’inscription se maintient depuis plusieurs années. Kathleen Aubry, qui est coordonnatrice à l’information du campus, nomme la concurrence des autres institutions scolaires dans la région comme explication au phénomène. « On a longtemps été la référence dans la région en attirant les jeunes de l’Est du Québec, du Lac Saint-Jean, du Centre-du-Québec et de Chaudières-Appalaches. D’autres collèges offrent aussi des formations en agriculture. Nous sommes la plus vieille institution en éducation agricole du pays puisque nous avons été fondés en 1859. Il faut peut-être modifier nos manières de faire pour attirer les jeunes et faire davantage de promotion en recrutement. »

 

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