Beauce – Inondations de juillet : rien de réglé après 3 mois

Publié: 7 octobre 2002

Saint-Ephrem (Québec), 3 octobre 2002 – « Les producteurs agricoles des secteurs touchés par les pluies diluviennes de juillet dernier sont extrêmement déçus de l’inaction du Ministère de la Sécurité publique et sont préoccupés des conséquences pour leurs entreprises » a affirmé le président de l’UPA de la Beauce, M. Jean-Denis Morin.

Dans le cadre d’un rassemblement de quelque 150 producteurs agricoles qui
a lieu à Place de l’église à Saint-Ephrem, le jeudi 3 octobre, M. Morin a tenu

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à rappeler publiquement au ministre M. Normand Jutras pourquoi les champs, les
chemins de ferme et forestiers ainsi que leur remise en état devraient être
reconnus comme des biens essentiels. Le représentant des agriculteurs en
Beauce estime à plus d’une centaine le nombre d’entreprises agricoles qui ont
été affectées par les pluies abondantes. Pour plusieurs, ce sont des champs
recouverts jusqu’à 1 mètre de gravier, des drains agricoles enfouis sous des
tonnes de terre, ou encore des sections de champs en culture et des berges
transportées par des cours d’eau.

« Dans ce dossier, je m’interroge à savoir si les producteurs et

productrices agricoles sont considérés et traités, par le Ministère, comme des
citoyens de deuxième ordre » a fait part M. Morin.

Les demandes qu’adresse M. Morin au Ministre de la Sécurité publique sont
les suivantes :

  • De modifier le cadre type de ses décrets de zone sinistrée afin de
    réellement couvrir l’agriculture;

  • De considérer les sols agricoles comme des biens essentiels à
    l’entreprise tout comme les biens de production des autres PME;

  • De rendre admissibles à ces programmes d’aide les travaux de :
    • remise en état des terrains en culture;
    • remise en état des chemins agricoles et forestiers;
    • reprofilage des berges et de réaménagement des cours d’eau endommagés.

    M. Morin a de plus insisté sur les impacts à caractère collectif de la
    situation en faisant référence aux travaux à exécuter en regard du reprofilage
    et du réaménagement des cours d’eau. Un premier estimé, rendu public la
    semaine dernière, évalue à 2,5 millions $ le coût des travaux à réaliser dans
    la rivière Le Bras qui sillonne principalement les municipalités de Saint-
    Victor et Saint-Ephrem. M. Morin dit bien comprendre les élus municipaux qui
    tardent à entreprendre des travaux et transférer la facture aux citoyens de
    ces localités rurales tant qu’aucune garantie d’aide de l’Etat ne soit

    accordée.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Fédération de l’UPA de la Beauce

    http://www.fortune1000.ca/upa/