Bilan régional en assurance récolte pour la région de l’Estrie

Québec (Québec), 2 mars 2006 – La Financière agricole du Québec innove cette année en présentant un bilan régional en assurance récolte pour la région de l’Estrie. Pour indemniser les producteurs et productrices de la région des pertes subies, La Financière agricole du Québec leur a déjà versé, pour la saison 2005, des indemnités totalisant 1 568 000 $ en assurance récolte. Les valeurs totales assurées par l’assurance récolte en 2005 pour la région étaient de 34 550 000 $, alors que les cotisations versées par les adhérents au programme s’établissaient à 734 000 $. Rappelons que les deux ordres de gouvernement versent ensemble l’équivalent de 60 % des primes nécessaires au fonctionnement du régime.

En 2005, la sécheresse et l’excès de pluie ont été les principales causes de dommages aux récoltes dans la région. Les céréales et le soya de la région ont subi les contrecoups des anomalies du climat. L’excès de pluie et la crue des eaux en début de saison ont entraîné des dommages localisés. La conjoncture a aussi nécessité le report des dates limites de semis pour le blé, le soya et le maïs-grain. La sécheresse et l’excès de chaleur de l’été ont affecté le rendement des céréales et des protéagineuses, générant des rendements inférieurs aux moyennes, particulièrement dans les champs cultivés où les sols sont légers. La qualité des récoltes d’orge et de blé a été affectée par la présence de maladies dans les cultures. La canicule a favorisé une forte activité des insectes dans les champs de soya. L’excès de pluie, l’excès de vent, la crue des eaux et la neige par endroits ont rendu les travaux de récolte difficiles, particulièrement pour le soya, et ont nécessité le report des dates limites de récolte. Certains champs de maïs-grain et de soya n’ont pu être récoltés avant l’arrivée de l’hiver. Malgré cela et à l’exception de certains dommages localisés, le maïs-grain a, quant à lui, profité de la chaleur, et les rendements ont été près des moyennes et de qualité normale. Pour l’ensemble de ces cultures, les indemnités se chiffrent à 831 000 $.

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable de la région de l’Estrie et député de Richmond, M. Yvon Vallières, s’est dit « content de constater que sa région a été relativement épargnée des aléas climatiques, ce qui n’empêche pas pour autant qu’une bonne protection demeure importante pour pallier les éventuelles pertes ». Il a également tenu à rappeler que « La Financière agricole a comme objectif la pérennité de l’agriculture québécoise et le succès des entreprises agricoles, d’où l’importance de déployer toutes les énergies nécessaires pour offrir aux producteurs et productrices un programme efficace de protection contre les risques climatiques ».

Le président-directeur général de La Financière agricole, M. Jacques Brind’Amour, s’est dit réjoui de « pouvoir mettre à la disposition des partenaires et producteurs agricoles de l’Estrie un outil supplémentaire d’information, soit un bilan régional présentant les conditions climatiques et leurs impacts sur les cultures de leur région. Ce bilan régional et ceux des autres régions du Québec font bien ressortir la grande diversité climatique et agronomique au Québec ».

Pour plus de détails concernant les indemnités versées dans les différentes productions couvertes par le Programme d’assurance récolte, consultez le site Internet de La Financière agricole. Toutes les données y apparaissent dans la section « État des cultures ».

En place depuis près de quarante ans, le Programme d’assurance récolte couvre les pertes de revenus attribuables aux conditions climatiques et aux phénomènes naturels. Les protections sont offertes par un système individuel ou collectif, selon les cultures. Dans le système individuel, seul le rendement de l’entreprise agricole est pris en considération. Dans le système collectif, c’est la moyenne du rendement des entreprises pour une zone donnée qui est considérée. Rappelons que les entreprises agricoles ont jusqu’au 30 avril 2006 pour adhérer à ce programme qui contribue à la gestion de leurs risques.

Avec un encours de prêts garantis qui atteint 4,3 milliards de dollars et des valeurs assurées qui s’élèvent à près de 4 milliards, La Financière agricole joue un rôle de premier plan dans le développement du secteur agricole et agroalimentaire québécois. Pour assurer la stabilité économique et financière des entreprises, elle met à leur disposition des produits et des services de qualité en matière de protection du revenu et d’assurance agricole, de capital de risque, ainsi que de financement agricole et forestier. Pour ce faire, elle compte sur une équipe multidisciplinaire qui oeuvre dans un réseau de centres et de comptoirs de services répartis sur l’ensemble du territoire québécois.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

La Financière agricole du Québec
http://www.financiereagricole.qc.ca

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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