Budget du Québec 2002-2003 : agir en agriculture, pêches et alimentation

Québec (Québec), 9 novembre 2001 – « Le budget présenté par la vice-première ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Mme Pauline Marois, témoigne de la volonté ferme du gouvernement de soutenir la confiance des Québécois et des Québécoises, de préserver les emplois et de stimuler l’économie. Il confirme également toute la place accordée au secteur bioalimentaire comme levier important de cette stratégie », a déclaré le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, M. Maxime Arseneau.

Agir pour la sécurité alimentaire

« Les mesures annoncées dans le budget sont une illustration claire de la nécessité d’agir pour protéger nos acquis avec la lucidité que commandent les malheureux événements du 11 septembre dernier. Ainsi, nous renforcerons notre réseau d’alerte et d’information zoosanitaire. De plus, nous mettrons tout en œuvre pour assurer un milieu de vie sécuritaire à l’ensemble de la population », a soutenu le ministre Arseneau.

En outre, le Réseau d’alerte et d’information zoosanitaire (RAIZO) sera consolidé. On procédera à la mise à niveau des équipements existants et à l’ajout d’équipements plus sophistiqués, dont un laboratoire pour améliorer la vigie à l’égard des maladies d’animaux d’élevage. Des crédits de 500 000 $ seront ajoutés à l’enveloppe budgétaire du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour l’année financière 2001-2002. Pour les années suivantes, le budget du ministère sera augmenté de 1,3 million de dollars annuellement.

Des crédits additionnels de 5 millions de dollars sont également attribués pour assurer la qualité des aliments. Cette enveloppe servira principalement à appuyer l’instauration de systèmes d’assurance de la qualité basés sur le principe HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point System). L’objectif poursuivi par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation sera d’aider les entreprises de l’ensemble de la chaîne bioalimentaire dans le développement, l’implantation et la certification de normes ou de programmes de sécurité alimentaire intégrant le principe HACCP. Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) sera chargé de la certification des systèmes mis en place.

Agir pour la formation

Afin de stimuler les investissements, le budget Marois prévoit le devancement de projets d’amélioration de la qualité des lieux d’enseignement. Ainsi, les instituts de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe et de La Pocatière se voient octroyer près de 21,3 millions de dollars pour procéder à d’importantes réfections. Rappelons que les instituts de technologie agroalimentaire sont les deux principaux établissements d’enseignement de niveau collégial spécialisés en production agricole et en transformation alimentaire.

Agir pour soutenir les entreprises

Avec ce budget, un autre pas a été franchi dans le processus de modernisation des outils financiers gérés par La Financière agricole du Québec. Ainsi, les modalités fiscales relatives au Compte de stabilisation des revenus agricoles (CSRA) prévoient notamment la déduction des contributions versées à ce compte et leur imposition lors des retraits.

En plus des nombreuses mesures destinées à soutenir les PME québécoises, dont celles du secteur de la transformation alimentaire, ce budget réduit le droit et la taxe applicables à la bière produite par les microbrasseries québécoises. Il vient également bonifier les mesures et programmes destinés aux entreprises situées dans les régions-ressources.

Enfin, dans son effort en vue de rénover les infrastructures municipales, le gouvernement a réservé 30 millions de dollars pour aider les collectivités rurales et les petites municipalités à traiter les eaux usées des entreprises. Il investira également dans l’expérimentation du traitement de sols contaminés par les métaux lourds et dans le traitement des lisiers et des eaux de pisciculture. Ces mesures importantes sur le plan environnemental contribueront également à la qualité de vie en milieu rural et au développement durable.

« En plus d’être bénéfiques au développement de l’agriculture, des pêches et de la transformation alimentaire, ces mesures vont contribuer à favoriser l’emploi et à stimuler l’activité économique dans l’ensemble des régions du Québec. Ainsi, l’industrie bioalimentaire, avec le dynamisme que l’on lui reconnaît, pourra continuer d’assumer son rôle de moteur important dans notre économie », a conclu le ministre Arseneau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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