CAAAQ : La population doit non seulement être nourrie, elle doit aussi être bien nourrie

Montréal (Québec), 5 septembre 2007 – Pour être bien nourrie, la population québécoise doit pouvoir compter sur une industrie agricole et alimentaire consciente du rôle crucial qu’elle doit jouer dans la lutte contre l’obésité.Faire face à la problématique de l’obésité requiert un effort collectifpuisque le problème dépasse de loin la responsabilité individuelle. C’est ceque fera valoir le Dr Richard Massé, président-directeur général de l’Institutnational de santé publique du Québec(INSPQ), aujourd’hui, lors de laCommission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois.

«La disponibilité d’aliments sains, variés, à prix abordable et àproximité des milieux de vie devient un enjeu agroalimentaire important»,affirme le Dr Massé. «L’industrie agroalimentaire est appelée à revoir sespratiques pour créer des environnements alimentaires qui faciliterontl’adoption d’habitudes de vie plus saines. Créer des environnementsalimentaires plus sains c’est, par exemple : dans le domaine de larestauration, offrir des portions plus petites répondant mieux aux besoinsnutritionnels, ou encore, dans les écoles et les milieux de travail, offrirdes fruits et légumes frais et des repas équilibrés.»

Intitulé Agriculture et agroalimentaire : choisir un avenir en santé, lemémoire de l’Institut insiste sur la collaboration qui doit exister entrel’industrie agroalimentaire et les acteurs de la Santé pour atteindre troisobjectifs fondamentaux :

A) favoriser une offre alimentaire saine et équilibrée pour l’ensemble de la population québécoise;

B) soutenir une offre alimentaire orientée par les besoins nutritionnels de la population et les recommandations du Guide alimentaire canadien;

C) limiter la confusion entourant les liens entre l’alimentation et la santé. Une alimentation saine est basée sur la variété, la taille des portions, la fréquence et l’équilibre et non sur l’intégration d’un produit «miracle» dans l’alimentation.

L’Institut croit que l’adoption de politiques agricoles etagroalimentaires favorables à la santé est devenue un des enjeux importantsdans la lutte contre l’obésité. Des mesures en ce sens devraient être mises enplace au Québec, tout comme l’ont déjà fait des pays tels que l’Espagne et laFrance. «La lutte contre l’obésité est une responsabilité collective et passeulement l’affaire d’individus. La santé est un droit fondamental qu’il fautprotéger par le développement d’habitudes alimentaires et d’environnementssains», conclut le Dr Massé.

Fondé en 1998, l’INSPQ est né d’une volonté d’améliorer la coordination,le développement et la mise à profit de l’expertise de santé publique auQuébec. Sa mission s’articule autour de cinq dimensions : l’information, laformation, la recherche, les services-conseils et la coopérationinternationale.

Le mémoire est disponible au :
http://www.inspq.qc.ca/publications/default.asp?NumPublication=648

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
http://www.inspq.qc.ca

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