CAAAQ : La rivalité interordre déplorée

Montréal (Québec), 13 février 2008 – A titre de professionnels dessciences et des technologies en agroalimentaire, les membres de l’Ordre des technologues professionnels du Québec (OTPQ), maintes fois interpellés par le rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ), applaudissent le constat DE LA COMMISSION qu’il faille apaiser les tensions entre agronomes et technologues professionnels.

« Depuis 2001, l’OTPQ tente de solutionner les problèmes entre les deuxprofessions et leurs champs de pratique respectifs. Nous félicitons le travailcolossal réalisé par les membres de la Commission. Maintenant que le problèmea été révélé et reconnu par une commission aussi crédible que la CAAAQ, l’OTPQsouhaite que, cette fois-ci, l’Ordre des agronomes du Québec s’assiéra avecnous pour régler définitivement le problème soulevé par les commissaires » atenu à préciser le président de l’Ordre, M. Alain Bernier. T.P.

Devant l’ampleur des défis identifiés, il s’avère plus que jamaisessentiel de mettre à profit l’expertise et la compétence des technologuesmembres de l’Ordre, à titre de professionnels des sciences et des technologiesen agroalimentaire et à ce titre, l’OTPQ fait siens les propos suivantscontenus au rapport :

« Lors des audiences de la Commission, l’Ordre des agronomes du Québec a reconnu la nécessité »d’une refonte des programmes universitaires pour la formation agronomique (…). Cette révision de la formation serait susceptible de hausser certaines compétences propres aux agronomes, ce qui aurait notamment pour effet de les démarquer plus nettement de celle des technologues (…) ».

Pour reprendre les propos des commissaires : « Dans un contexte de raretéde la main-d’oeuvre professionnelle, ces rivalités interordres sontdéplorables ».

L’OTPQ considère que tant le secteur de l’agroalimentaire que lapopulation a intérêt à ce que les professionnels du domaine travail ent encomplémentarité, tel que nous y convie la Commission en ces termes :

« Le savoir c’est (…) ce qui permet de communiquer avec des collègues de son champ d’appartenance professionnelle et avec les citoyens pour s’intégrer de manière dynamique à une communauté. Nous sommes en plein dans l’économie du savoir. ».

Les technologues professionnels portent un titre réservé comme le fontles urbanistes, les psychologues, les évaluateurs agréés ou les comptables enmanagement accrédités. On peut les reconnaître grâce aux initiales « T.P. » ou« T.Sc.A. » qu’ils accolent à leur nom. Les membres de l’OTPQ sont desprofessionnels de l’application des sciences. Ils ont une connaissance pousséedes mathématiques et des sciences, acquise par un programme d’enseignementsupérieur de trois ans reconnu par un diplôme d’études collégiales (DEC). Lestechnologues professionnels exercent leur profession dans des secteurstechnologiques comme l’agroalimentaire, l’aménagement du territoire, lebâtiment, la foresterie, le génie électrique et l’informatique.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Ordre des agronomes du Québec
http://www.oaq.qc.ca/

Ordre des technologues professionnels du Québec (OTPQ)
http://www.otpq.qc.ca/

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