Consultation sur la politique agricole canadienne : la Coopérative fédérée a décidé de ne pas participer

Montréal (Québec), 17 juin 2002 – La Coopérative fédérée de Québec a décidé de ne pas participer à la seconde consultation fédérale à l’occasion de l’élaboration d’un cadre stratégique pour l’agriculture canadienne.

Les dirigeants de la Coopérative fédérée de Québec ont appris en début de
journée que les textes de la future politique agricole canadienne ne tenaient

nullement compte des demandes, pourtant légitimes, émises par divers
intervenants du secteur agroalimentaire consultés lors de la première phase de
la consultation. Ces interventions et demandes non incluses dans la future
politique agricole avaient toutefois fait l’objet d’un consensus des
participants lors de la rencontre de la première consultation du 17 avril
dernier. Malgré cela, le rapport des consultations est resté muet sur les
demandes de plusieurs participants présents à cette première phase de la
consultation.

Par ailleurs, tout le cadre stratégique pour l’agriculture canadienne
apparaît décidé d’avance et la Coopérative fédérée de Québec n’entend pas se
prêter à un exercice qui, somme toute, ne tient en aucun cas compte des
demandes et des besoins énoncés par les personnes consultées. Les sièges

attribués aux délégués de la Coopérative fédérée de Québec à la table des
discussions sont donc restés vides.

« Il nous semble tout à fait inacceptable d’organiser une consultation sur
un sujet d’une telle importance alors que l’encre des textes a déjà séché, et
ce, sans même prendre en compte les demandes de nombreux intervenants
importants du secteur », a déclaré M. Paul Massicotte, président de la
Coopérative fédérée de Québec. La Coopérative fédérée de Québec a ainsi refusé
de participer à cet exercice qu’elle qualifie de simple validation servant à
donner bonne conscience au gouvernement fédéral.

La Coopérative fédérée de Québec ne peut tout simplement pas accepter que
son propre ministère, Agriculture et Agroalimentaire Canada, ne reconnaisse

pas l’importance des coopératives agricoles dans sa politique agricole
canadienne. Pourtant, la Politique agricole commune de l’Union européenne et
le tout nouveau « Farm Bill » américain en font pourtant des éléments
stratégiques du développement de leur secteur agricole et agroalimentaire
respectif. Il est donc important que les producteurs et productrices du pays
puissent disposer d’outils d’intervention stratégique, telles les
coopératives, pour faire face à la compétition américaine massivement
subventionnée. La Coopérative fédérée de Québec est au service de ces mêmes
producteurs et productrices du pays et doit absolument être dotée des outils
fiscaux et financiers lui permettant de poursuivre sa mission fondamentale.

La Coopérative fédérée de Québec joue un rôle essentiel dans le
développement économique des régions et du pays. Dans cette optique, elle
s’investit tant à l’approvisionnement de la ferme que dans la transformation
et l’exportation des principaux produits de la ferme, et ce, pour favoriser le
développement des entreprises agricoles de ses 37 000 membres.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Coopérative Fédérée de Québec

http://www.coopfed.qc.ca/

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