Crise de la vache folle : enfin des nouvelles de la Ministre de l’Agriculture

Saint-Georges (Québec), 2 avril 2004 – Le président de la Fédération de l’UPA de la Beauce, M. Jean-Denis Morin, et la présidente du Syndicat des producteurs de bovins, Mme Thérèse Carbonneau, disent avoir appris avec satisfaction l’annonce faite par la Ministre de l’Agriculture, Mme Gauthier, à l’effet qu’elle prévoit effectuer, à partir du 12 avril, les premiers versements du programme de soutien pour les animaux de réforme (ESB 3).

« Sans connaître toutes les conditions liées à ces premiers versements, cette aide est nécessaire etdes plus urgentes pour les producteurs de bovins qui ont supporté des manques à gagner depuismaintenant près d’un an » commentent les porte-parole des agriculteurs beaucerons.

M. Morin et Mme Carbonneau, qui faisaient partie de la délégation de producteurs qui s’est rendue auxlocaux de la Ministre lundi dernier, affirment qu’en cette période-ci de l’année la situation est critiquepour les producteurs, eux qui n’avaient encore reçu aucun sou malgré les annonces faites depuisnovembre dernier par les deux paliers de gouvernement. « Les fourrages doivent être achetés pourceux qui ont conservé un cheptel élevé, les achats pour les semences se font ces semaines -ci, et déjàles marges de crédit sont remplies » rapportent-ils.

Ils ont aussi tenu à rappeler que le prix payé aux éleveurs pour leurs animaux de réforme est encore del’ordre de 0,20 à 0,25 ¢/livre, soit moins de la moitié du prix « avant la crise ».

L’annonce du versement de compensations du Programme d’assurance stabilisation des revenusagricoles (ASRA) qui est devancé de quelques semaines a également été bien reçue par cesreprésentants.

Concernant les montants à recevoir par les producteurs en vertu du Programme d’aide transitoire auxagriculteurs canadiens (ESB 4), ils font le souhait que les versements soient effectués en mai commevient de l’annoncer Mme Gauthier.

Enfin, pour les représentants des éleveurs de la région de la Beauce, ces mesures compensatoires,quoique essentielles au maintien des entreprises actuelles, n’arriveront pas à sortir la productionbovine de la crise. « Pour nous, la solution à la crise de la vache folle passe par la réouverturecomplète des frontières avec nos voisins du Sud ».

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération de l’UPA de la Beauce
http://www.fortune1000.ca/upa/

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