Croissance de 2,9 % par année pour l’agriculture jusqu’en 2006

Montréal (Québec), 14 mars 2002 – Au cours des cinq prochaines années, la croissance de la production du secteur des télécommunications sera supérieure à celle de tous les autres secteurs, avec une augmentation annuelle de plus de 9 %, selon la nouvelle étude sur les perspectives sectorielles produite par la Direction des études économiques de la Banque de Montréal.

« Il peut sembler contraire à l’intuition d’affirmer que le secteur des

communications et des services d’information se caractérise par une forte
croissance de la productivité compte tenu de la détérioration bien connue de
son rendement financier au cours de la dernière année », a déclaré Tim O’Neill,
vice-président à la direction et économiste en chef de la Banque de Montréal.
« Nous prévoyons néanmoins que la croissance de la production de ce secteur
sera supérieure de plus de 50 % à celle du secteur suivant jusqu’en 2006. »

Dans ses perspectives sectorielles quinquennales, la Banque évalue 45
secteurs d’activité en fonction de la croissance prévue de leur production sur
la période de 2002 à 2006. Outre des résultats exceptionnels du secteur des
communications et des services d’information, elle prévoit des gains sensibles
dans les secteurs du matériel électronique, des plastiques, du meuble, des
pièces de véhicules automobiles et des services professionnels.

Dans son rapport économique, la Banque indique que la production du
secteur des communications et des services d’information a fait un bond de
près de 13 % en 2001 dans une conjoncture économique extrêmement difficile.
Dans les deux années précédentes, la croissance annualisée avait été de près
de 18 %. Bien que la capacité excédentaire ait exercé des pressions à la
baisse sur la rentabilité des entreprises de ce secteur, elle n’a pas nui à la
demande des services offerts dans celui-ci.

« Il existe encore pour les entreprises du secteur des communications et
des services d’information de nombreuses possibilités de vendre davantage de
services existants sur les marchés des entreprises et des ménages, a déclaré
M. O’Neill. Nous estimons aussi que la capacité de production actuelle et les
technologies en rapide évolution offrent aux sociétés de communications

l’occasion d’offrir de nouveaux produits à valeur ajoutée et axés sur la bande
passante, tels que la vidéo sur demande et les téléconférences à qualité
supérieure.

Dans le secteur de la fabrication de produits électroniques, les
fournisseurs de matériel de communications et de réseautage feront face à
court terme à une conjoncture difficile. Comme la capacité excédentaire du
secteur des télécommunications a ralenti les commandes de leurs produits, ces
fournisseurs ont réduit leur production de 26 % en 2001, ce qui représente un
net recul par rapport au spectaculaire taux de croissance moyen de 25 % qu’ils
ont connu au cours de la période de trois ans de 1998 à 2000. Les économistes
de la Banque prévoient que même si les stocks encore élevés de produits
électroniques contribueront à une nouvelle baisse de 17 % de la production
cette année, il devrait y avoir une vive reprise de la demande de 2003 à 2006.

Dans son rapport, la Banque prévoit aussi une vigoureuse expansion des
sociétés de services professionnels et techniques au cours des cinq prochaines
années. Bien que les contraintes budgétaires des principaux clients de
services professionnels aient ramené la croissance à 3,4 % en 2001, ce taux
reste deux fois plus grand que celui de l’ensemble de l’économie et fait suite
à une augmentation annuelle moyenne de 9 % au cours des trois années
précédentes. De 2003 à 2006, la croissance de ce secteur s’établira
vraisemblablement en moyenne à 6,6 %.

« Le principal facteur de ce secteur sera la tendance soutenue à
l’impartition des services professionnels et techniques alors que les
entreprises mettront de plus en plus l’accent sur la gestion de leurs
activités fondamentales », a déclaré M. O’Neill.

Les producteurs de pièces d’automobiles devraient aussi profiter de
l’impartition, alors que les assembleurs de véhicules continueront de confier
en sous-traitance la conception, la mise au point technique et la production
de composantes intégrées de plus en plus grandes et, dans certains cas, de
véhicules entiers. Le rapport de la Banque accorde une attention particulière
à ce secteur dynamique qui a un important potentiel de croissance, mais doit
relever plusieurs défis structurels.

Parmi les autres secteurs à croissance élevée, il y a ceux qui profitent
d’une évolution structurelle favorable de la demande à long terme (p. ex., les
plastiques légers), ceux qui se sont taillé un avantage concurrentiel dans des
produits hautement différenciés (p. ex., les fabricants de meubles et de
produits aérospatiaux) et ceux qui soutiennent la sécurité et l’autosuffisance
énergétique de l’Amérique du Nord (p. ex., l’extraction de combustibles
minéraux et les services connexes).

Le rapport de la Banque de Montréal sur les perspectives sectorielles
traite aussi des secteurs qui devraient être nettement en retrait par rapport
à la moyenne. Ceux-ci comprennent les secteurs face à un fléchissement de la
demande (p. ex., le tabac), ceux qui sont en position concurrentielle
défavorable (p. ex., le cuir, le vêtement et l’imprimerie) et ceux dont la
croissance est liée à une population à croissance relativement lente (p. ex.,
l’éducation, la santé et les services de l’Etat).


<< ------------------------------------------------------------------------- Perspectives sectorielles de la Banque de Montréal Prévisions de croissance de la production par secteur - 2002 à 2006 Variation annuelle moyenne du PIB réel en pourcentage Croissance supérieure Croissance moyenne Croissance inférieure 4 % et plus 2,7 à 3,9 % Moins de 2,7 % ------------------------------------------------------------------------- Communications Matériel et Foresterie 2,6 et serv. appareils Extraction d'information 9,1 électriques 3,9 minière 2,6 Services Machines non Services publics 2,5 professionnels électriques 3,9 Aliments et et techniques 5,8 Transport et boissons 2,5 Plastiques 5,2 entreposage 3,8 Pêche, chasse et Produits Finances et piégeage 2,3 électroniques 5,0 assurances 3,8 Autre matériel Meuble 4,9 Construction 3,7 de transport 2,3 Pièces de Commerce de Santé et véhicules détail 3,6 services automobiles 4,5 Métaux ouvrés 3,5 sociaux 1,7 Commerce de gros 4,4 Bois 3,5 Produits Admin. et serv. Prod. raffinés du chimiques 1,7 de gestion des pétrole et du Imprimerie 1,3 déchets 4,3 charbon 3,4 Administration Produits Ensemble des publique 1,2 minéraux non secteurs 3,4 Textile, métalliques 4,3 Métaux de vêtement Produits première et cuir 1,1 aérospatiaux 4,2 transformation 3,4 Services Services Véhicules d'éducation 0,7 culturels 4,2 automobiles 3,4 Tabac -0,4 Extraction Caoutchouc 3,4 pétrolière et Papier 3,3 gazière 4,1 Arts, divertissement et enregistre- ment 3,3 Hébergement et restauration 3,1 Fabrication diverse 3,0 Agriculture 2,9 Immobilier et location 2,8 Services personnels 2,7 Pipelines 2,7 ------------------------------------------------------------------------- >>

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Banque de Montréal

http://www.bmo.com/francais/index.html

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