Des hybrides plus résistants à la haute densité

Voici ce à quoi ressemblent la plupart des hybrides sur le marché :

PHOTO : André Dumont

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Voici ce à quoi ressembleront de plus en plus d’hybrides vendus au Québec :

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Voyez-vous la différence? Sur la première photo, les feuilles du maïs on l’air très détendues, décrivant un arc. Sur la seconde, elles affichent ce qu’on appelle un « port dressé » : des feuilles presque complètement pointées vers le haut. Non, elles ne souffrent pas de chaleur!

Plus tôt cette semaine, à l’occasion d’une journée de champ de Dupont Pioneer à Saint-Télesphore, le sélectionneur Jean-Marc Montpetit a expliqué au Bulletin.com comment l’apparence des hybrides de maïs est appelée à changer.

En tant que responsable de la station de recherche Pioneer à Coteau-du-Lac, Jean-Marc Montpetit voit se poindre ces changements quelques années avant nous.

Les feuilles dressées sont un trait génétique, a-t-il expliqué. Les chercheurs ne sélectionnent pas directement pour ce trait, mais il s’avère que la plupart du temps, les variétés avec un port dressé sont plus résistantes à la haute densité.

Aux États-Unis, dans la quête de meilleurs rendements, la sélection s’est beaucoup faite en faveur de matériel génétique permettant une plus haute densité de plants à l’hectare. Les feuilles dressées sont capables de capter plus de soleil en occupant moins d’espace. Les Américains disent alors que les plants de maïs ont l’allure d’ananas.

« Nous avons de plus en plus de génétique du Midwest dans nos hybrides, révèle Jean-Marc Montpetit. Pour améliorer nos hybrides plus hâtifs en évitant la consanguinité, on va chercher de la diversité génétique dans d’autres zones. » C’est donc en raison des traits génétiques importés des États-Unis que de plus en plus de nos hybrides auront des feuilles dressées.

Les sélectionneurs de Pioneer cherchent à maximiser le rendement et la tolérance au stress. Et quand un hybride est tolérant au stress qu’est la haute densité, on obtient la plupart du temps de meilleurs rendements à l’hectare.

« On ne sélectionne pas pour les feuilles dressées, résume Jean-Marc Montpetit. On sélectionne pour la tolérance à la densité et le maïs aura l’apparence qu’il aura. »

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