Départ de Maxime Laplante, président de l’Union paysanne

Sainte-Croix (Québec), novembre 2007 – Maxime Laplante a annoncé qu’il quittera la présidence de l’Union paysanne. Voici sa lettre expliquant ses motifs.

« Après en avoir discuté avec le conseil national en septembre dernier, je vous annonce que mon poste de président sera libre à l’occasion du congrès annuel, à la fin novembre. Partagé entre l’Union paysanne, la ferme, la famille de cinq enfants et mon emploi d’enseignant, je dois faire des choix, après six ans à l’Union paysanne, précédée de Sauver les campagnes, en plus de mon engagement en tant que conseiller municipal auparavant. »

« Fatigué? Pas le moins du monde. Au contraire, je suis quotidiennement encouragé par le rôle et l’impact de l’Union paysanne. Le Québec agricole a changé et la paysannerie se fait connaître du grand public. L’Union paysanne a su amorcer le débat sur plusieurs grands enjeux agricoles comme l’industrie porcine, l’avenir de l’agriculture, la souveraineté alimentaire, les plans conjoints et la gestion de l’offre. »

« Si je quitte ma fonction de président, c’est uniquement pour être plus près de ma famille et de ma ferme. Je suis fier de mes enfants et heureux de leur avoir fait découvrir l’engagement citoyen. Ils sont à un âge merveilleux et je tiens à en être témoin actif. »

« J’ai découvert avec l’Union paysanne, au-delà de l’agriculture, un univers de gens engagés, volontaires, inventifs. Des gens qui ne se contentent pas d’une existence par procuration, qui veulent prendre une part active dans leur avenir, dans leur communauté, qui ont le courage de leurs convictions, ouverts à une remise en question des croyances de la société. Des artisans qui se sont levés, qui n’acceptent pas le modèle imposé par l’industrie agroalimentaire. Des paysans. »

« Après plus de six ans d’existence, l’Union paysanne a fait la preuve de sa crédibilité. Malheureusement, ses prédictions en matière d’agriculture se sont avérées justes. Avec et autour de l’équipe de coordination et des membres en région, une vision moderne et critique de l’agriculture s’est développée. Les gens en place ont acquis une expertise certaine dans les domaines de la production biologique, de la gestion de l’offre et des plans conjoints, de la souveraineté alimentaire, de la biodiversité, de la solidarité internationale avec Via Campesina, etc. Tout ce travail porte ses fruits et je suis plus que confiant dans l’équipe en place. À tous ces gens, je dis merci. Il me fera évidemment toujours plaisir de donner un coup de main mais c’est pour moi l’occasion de me recentrer sur ma famille. Et c’est aussi pour l’Union paysanne l’occasion de poursuivre son évolution au-delà de la phase fondatrice. Bien sûr, elle aura besoin de vous pour grandir. En guise d’au revoir, voici une citation que j’ai employée lors de la fondation de l’Union paysanne : Paysannement vôtre. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union Paysanne
http://www.unionpaysanne.com/

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