Du maïs à 14 %, un jeu d’enfant


Voici quelques bons conseils pour sécher du maïs de façon efficace et économique tout en préservant la qualité des grains.

Dans le numéro d’octobre de votre Bulletin des agriculteurs, nous vous proposons le troisième et dernier article d’une série sur le séchage. Celui-ci porte sur le séchage efficace du maïs, tout en préservant la qualité des grains.

Amener du maïs à 14 % de teneur en eau (TEE) peut être coûteux dépendamment du taux d’humidité à la récolte et du prix du propane. Des économies d’énergie restent possibles en appliquant des principes simples pour maximiser l’efficacité du séchage.

La température de l’air
Le maïs est souvent récolté à une TEE plus élevée (parfois jusqu’à 34-35 %) que les autres céréales et le soya. Contrairement à ces derniers, on peut sécher le maïs à haute température (90-100 degrés C) puisque la chaleur de l’air sert à évaporer l’eau et non à réchauffer le grain. « Cependant, ceci n’est plus vrai à moins de 20 % de TEE, car il y a moins d’eau à évaporer et une partie de la chaleur va augmenter la température du grain, prévient l’expert en séchage des grains Serge Fortin. Il faut alors diminuer la température de séchage. »

Certains séchoirs comportent plusieurs brûleurs, ce qui permet d’envoyer de l’air chaud là où le grain est humide et de baisser la température au fur et à mesure que le grain plus sec descend dans le séchoir.

Par ailleurs, il est faux de croire qu’en séchant le maïs à basse température on fait des économies. En effet, l’évaporation d’eau à haute température requiert moins d’énergie par kilogramme d’eau que l’évaporation à basse température.

L’épaisseur du grain
Dans le blé ou le soya, on recommande de limiter l’épaisseur de la couche de grains pour favoriser un séchage uniforme, mais dans le maïs, c’est tout le contraire. Selon Serge Fortin, l’épaisseur du grain que l’on peut sécher avec un certain type d’équipement a un impact sur l’efficacité du séchoir. « Avec une couche de grains plus épaisse, on profite davantage du pouvoir d’évaporation de l’air chaud », explique-t-il. Dans un séchoir à colonnes, l’air passe à travers seulement 30 centimètres de grains, il n’est donc pas saturé en eau à la sortie. Dans un silo séchoir, la même quantité d’air traverse jusqu’à deux outrois mètres de grains et capte davantage d’humidité. »

Le refroidissement en silo
Cette technique permet d’économiser un peu d’énergie puisqu’on sort le lot de grains séchés à haute température avant qu’il ne soit refroidi, et ce, lorsqu’il a atteint une teneur en eau d’environ 0,5 % supérieure à la valeur souhaitée. On l’entrepose immédiatement et on le ventile pour le refroidir. C’est la chaleur accumulée dans le grain qui servira à évaporer l’excédent d’eau lors de la ventilation.

La suite et d’autres conseils dans votre Bulletin des agriculteurs du mois d’octobre 2010.

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