Estimations du bétail au 1er juillet 2007

Ottawa (Ontario), 16 aoüt 2007 – Selon l’Enquête sur le bétail de juillet, effectuée auprès de 16 000 producteurs, le cheptel de bovins national du Canada a reculé pour une deuxième année consécutive, le troupeau de bovins de reproduction ayant diminué dans la plupart des provinces.

Au 1er juillet 2007, les éleveurs ont fait état de 15,9 millions de têtes dans leurs fermes, soit 0,7 % de moins qu’à la même date en 2006.

Ce niveau était de 5,9 % inférieur au sommet de 16,9 millions de têtes atteint en 2005, lorsque les producteurs ont retenu des milliers d’animaux du marché à la suite de la fermeture, liée à l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), de la frontière vers le marché américain. La frontière américaine a été rouverte aux bovins vivants âgés de moins de 30 mois au 18 juillet 2005.

En Alberta, principale province productrice de bovins du Canada, le troupeau a augmenté de 2,7 % entre le 1er juillet 2006 et le 1er juillet 2007, à la suite d’une demande plus forte pour des bouvillons et des génisses de la part des exploitants de parcs d’engraissement.

L’enquête a également montré un recul d’une année à l’autre des stocks de porcs et de moutons. Au 1er juillet 2007, les agriculteurs ont déclaré avoir 1,1 million de moutons dans leurs fermes, en baisse de 4,8 %, et ont déclaré avoir 14,7 millions de porcs, ce qui représente une baisse de 2,5 %.

Les données du présent communiqué ont été ajustées afin de s’harmoniser avec les données du Recensement de l’agriculture, diffusées le 16 mai 2007.

Les données du recensement ont indiqué que dans le cas des bovins et des porcs, le nombre de producteurs est à la baisse, mais la taille de l’exploitation moyenne augmente. L’industrie bovine n’est pas dominée par une taille de ferme en particulier puisque l’on trouve de grands nombres de bovins dans les exploitations de petite, de moyenne et de grande taille.

Le cheptel de bovins a diminué dans toutes les régions sauf en Alberta
L’augmentation du cheptel de bovins de l’Alberta entre le 1er juillet 2006 et le 1er juillet 2007 a été réduite à néant par les diminutions enregistrées dans les autres provinces.

Les baisses allaient de 2,1 % au Québec et de 3,9 % en Ontario à une chute de 8,3 % au Manitoba, de 0,6 % en Saskatchewan et de 1,8 % en Colombie-Britannique.

Les provinces des Prairies jouent un rôle important dans l’industrie bovine. Au 1er juillet 2007, elles représentaient 72 % du cheptel de bovins du pays. L’Alberta, principale province productrice de bovins du Canada, représentait près de 41 % à elle seule.

Les niveaux d’abattage au Canada ont également été un facteur clé dans l’élevage de bovins. En 2004, et pendant le premier semestre de 2005, les niveaux ont atteint des sommets. Ces niveaux étaient alimentés par l’augmentation de la capacité d’abattage, la demande intérieure, la forte demande internationale de boeuf canadien ainsi qu’une baisse des niveaux d’importation de boeuf.

Cependant, l’abattage au Canada a ralenti à la suite d’une baisse des exportations de viande de boeuf, surtout depuis que la frontière avec les États-Unis est ouverte aux expéditions de bovins vivants. L’abattage au cours de l’année se terminant le 1er juillet 2007 avait régressé de 3,5 % par rapport aux 12 mois précédents.

En outre, les prix des bovins sont demeurés faibles au cours du deuxième semestre de 2006. En décembre 2006, les prix s’élevaient à 82 % de ce qu’ils étaient en décembre 2002, avant que l’interdiction soit imposée.

Bien que les prix des bovins aient regagné le terrain perdu au cours des trois premiers mois de 2007, les prix des céréales fourragères ont augmenté rapidement pendant la même période. L’augmentation des coûts des céréales fourragères a exercé un effet à la baisse sur les prix que les parcs d’engraissement étaient disposés à payer pour les bovins d’engraissement.

Moins de producteurs de bovins, mais des exploitations plus grandes
Les données du recensement ont montré qu’il y avait moins de producteurs de bovins, mais que la taille de l’exploitation bovine moyenne était à la hausse. En 2001, le producteur de bovins moyen possédait 127 têtes. En 2006, cette moyenne avait atteint 144 têtes.

Le Recensement de 2006 a permis de dénombrer 109 901 fermes de recensement déclarant des bovins, soit 10,0 % de moins qu’en 2001, année où leur nombre avait atteint 122 066. Cette baisse est partiellement attribuable aux répercussions des événements liés à l’ESB.

Le nombre de producteurs faisant état de bovins a chuté dans chaque province. Le plus fort recul s’est produit en Ontario, où le recensement a permis de relever 25 040 producteurs déclarant des bovins, soit 11,2 % de moins qu’en 2001.

Au Manitoba, 10 217 producteurs ont fait état de bovins, en baisse de 9,8 %. En Saskatchewan, 21 007 producteurs demeuraient actifs, soit un recul de 6,9 %, ce qui représente le plus faible taux de diminution du pays. L’Alberta en comptait 28 751, en baisse de 9,5 %, tandis que le nombre observé en Colombie-Britannique a chuté de 9,4 % pour s’établir à 6 996.

Dans le secteur des bovins de boucherie, les baisses s’échelonnaient de 4,6 % à 9,6 % à l’échelon provincial. Dans le secteur laitier, les diminutions étaient plus fortes et variaient de 11,5 % à 37,7 %.

Ralentissement de la croissance de l’industrie porcine
Les stocks de porcs ont chuté entre le premier et le deuxième trimestre de 2007, ce qui est cohérent avec les prix faibles.

Les prix des porcs ont fléchi à l’automne 2005 et sont demeurés relativement bas. Les prix ont suivi une tendance à la hausse au cours des premiers mois de 2007, mais sont encore bien inférieurs à ce qu’ils étaient à la même période en 2005. En mai 2007, les prix étaient d’environ 13,2 % plus bas que pendant la même période en 2005.

Les producteurs de porcs ont également été confrontés à une augmentation spectaculaire des prix des céréales fourragères au cours des derniers mois, qui était alimentée en partie par l’utilisation de maïs pour la production d’éthanol.

Les stocks de porcs observés dans l’est du Canada ont diminué de 3,0 %, soit un taux relativement plus élevé que celui de 1,8 % constaté dans l’Ouest.

Les exportations de porcs canadiens, principalement vers les États-Unis à des fins d’engraissement, étaient en hausse de 10,7 % au cours du premier semestre de 2007 par rapport à la même période en 2006. Ces exportations se trouvaient à des niveaux élevés sans précédent. Pendant la même période, l’abattage a fléchi de 3,1 % au Canada.

Les exploitations porcines sont plus grandes que jamais
Selon le Recensement de l’agriculture, 11 497 fermes faisaient état de porcs en 2006, soit 25,7 % de moins qu’en 2001.

L’industrie porcine est fortement influencée par les grandes fermes, puisque l’on trouve des nombres élevés de porcs dans les exploitations de moyenne et de grande taille.

Les données du recensement indiquaient également que la taille des exploitations porcines augmentait avec le temps. Le producteur de porcs canadien moyen possédait 1 308 têtes en 2006, en hausse de 45,0 % par rapport à 2001.

Selon le recensement, le Manitoba possédait les plus grandes exploitations porcines du Canada. Le nombre moyen de porcs dans chaque ferme a grimpé en flèche de 62,1 %, passant de 1 523 en 2001 à 2 468 en 2006.

Stocks de bétail au 1er juillet
 BovinsPorcsMoutons
 200620072006200720062007
 en milliers de têtes
Canada16 00015 88515 06514 6931 1511 096
Atlantique2922923252994143
Québec1 4251 3954 2504 120307295
Ontario2 0331 9543 9303 830311305
Manitoba1 6801 5402 9802 9656970
Saskatchewan3 4503 4301 3891 360133120
Alberta6 3006 4702 0561 990228205
Colombie-Britannique8208051351296358
Nota: Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux.

Les rapports Statistiques de bovins, vol. 6, n° 2 (23-012-XIF, gratuit), Statistiques de porcs, vol. 6, n° 3 (23-010-XIF, gratuit) et Statistiques de moutons, vol. 6, n° 2 (23-011-XIF, gratuit) sont maintenant accessibles à partir du module Publications de notre site Web.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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