Cultures 2017 : saison décevante à l’horizon

La saison 2017 s’annonce comme étant plutôt décevante avec des dommages déjà deux fois plus importants en coûts que l’an dernier à pareille date. La Financière agricole présente un tour d’horizon plutôt désolant pour son dernier rapport sur l’état des cultures au Québec : la plupart des cultures accuse toujours un retard en raison des semis tardif du printemps, que ce soit pour les grandes cultures ou les cultures maraichères.

Les caprices de la météo se sont traduits par des épisodes de grêles par endroit, de la pluie excessive qui a retardé les récoltes ou encore de la sécheresse. Déjà, les dommages et avis d’indemnités de l’assurance récolte se chiffrent à 4,3M$ contre 2,2M$ en 2016, alors que la moyenne sur cinq ans est de 3,7M$. Et si à certains endroits les champs sont encore en surplus d’humidité (Outaouais, Centre-du-Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’Abitibi-Témiscamingue), elle est en grave déficit dans le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord et la situation s’aggrave dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.

Les récoltes de céréales sont en retards. Le blé était complété à 16% au 22 août contre  23% à pareille date l’an dernier. C’est dans Lanaudière qu’elles sont le plus avancées (78%). L’orge est récoltée à 6%, même si à certains endroits elle est plus avancée que celle du blé. L’avoine compte 1% des superficies récoltées. Il faut retourner en 2014 pour obtenir des résultats similaires en termes de récolte. Selon la Financière, « les rendements et la qualité s’annoncent autour des moyennes ou inférieurs à celles-ci. »

Le constat est le même du côté du maïs-grain et du soya où un retard de une semaine à quelques jours est constaté. Ici aussi, le rendement et la qualité s’annoncent moyens ou inférieurs. Le maïs fourrager accuse un délai de croissance.

Le scénario se répète pour les cultures fourragères. « Pour l’ensemble de la province, la combinaison du retard de la première fauche de foin et des conditions climatiques défavorables a eu un impact négatif sur la reprise de la deuxième fauche de foin. La deuxième coupe de foin est d’ailleurs toujours en cours pour l’ensemble des régions », résume la Financière qui estime que la qualité est inférieure à la moyenne pour la seconde coupe pour plusieurs régions.

Les pommes de terre, les légumes de transformations et les cultures maraichères ont aussi connu une saison difficile avec des rendements qui pourraient être décevants. La récolte de bleuets qui en est entamée au tiers est difficile en raison du mauvais temps au Saguenay et la sécheresse sur la Côte-Nord. La production de miel s’annonce aussi à la baisse pour la saison 2017.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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