France : l’enseignement supérieur agricole va être réorganisé

Paris (France), 17 mai 2004 – L’enseignement supérieur agricole va être réorganisé en France pour moderniser ses formations et adapter les cursus au système international (licence, mastère, doctorat) afin d’attirer non seulement les étudiants français mais aussi étrangers.

L’objectif de cette réforme, dont la mise en oeuvre devrait être terminée en 2006, est « de développer une offre de formation de haut niveau dans le domaine des sciences et technologies du Vivant », a déclaré lundi Nicolas Forissier, secrétaire d’Etat à l’Agriculture, lors d’une conférence de presse.

Cette évolution avait été annoncée par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard lors du conseil des ministres du 3 janvier 2003 et a été approuvée lundi par le conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche agronomique et vétérinaire (CNESERAAV).

Actuellement, l’enseignement supérieur agricole concerne 12.394 étudiants (dont 3.693 dans le privé) répartis dans 25 établissements (dont 7 privés) et forme des ingénieurs, des vétérinaires et des paysagistes.

Pour rationaliser cet enseignement, six grands pôles, regroupant sur une même zone géographique toutes les compétences existantes en matière de formation, de recherche et de développement, vont être créés.

Ces six grands pôles seront situés dans les régions de l’Ile-de-France, de Montpellier, de l’Ouest, de Lyon-Clermont-Ferrand, de Toulouse et de Dijon.

En outre, deux plus petits pôles seront constitués autour de l’école nationale d’ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux (ENITAB), sur le thème de la forêt, de la vigne et du vin, et de l’école nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg (ENGEES), sur celui de la gestion de l’eau et de l’environnement.

Les établissements privés d’enseignement supérieur agricole impliqués dans cette réorganisation s’intègreront dans les pôles de compétences dans le cadre de conventions.

En France, l’enseignement agricole accueille au total plus de 200.000 élèves, depuis le niveau du collège (classe de 4e) jusqu’à celui du doctorat, suivant trois modes: la formation initiale scolaire, l’apprentissage et la formation professionnelle continue.

Au cours des deux dernières décennies, cet enseignement a connu une croissance de plus de 30% de ses effectifs.

Source : AFP

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