Greenpeace et la politique en environnement des Conservateurs

Montréal (Québec), 6 février 2006 – Greenpeace profite de la formation du premier cabinet conservateur pour mettre en lumière ce que devraient être les priorités environnementales au Canada.

« Au sommet de la liste se trouve la mise en application du Protocole deKyoto de même que la stratégie énergétique du Canada », précise StevenGuilbeault, directeur de Greenpeace. « Avant son entrée au pouvoir, le partiConservateur de Stephen Harper a maintes fois manifesté son opposition àKyoto. Désormais, le parti a le devoir, face aux Canadiens et face au mondeentier, de respecter les engagements du Canada qui a ratifié le protocole. »

Parallèlement à Kyoto, la question de la pollution de l’air estpréoccupante et affecte un nombre grandissant de personnes dont toutparticulièrement les enfants. Selon une étude récente, un enfant sur dixsouffre d’asthme qui est aggravé par la pollution de l’air. « Il n’y a pasquatre chemins pour résoudre le problème, en nous attaquant aux changementsclimatiques nous allons forcément nous attaquer à la pollution de l’air. Nousdevons investir davantage dans les transports en commun et les véhiculeshybrides, mais également établir une politique d’efficacité énergétique etmiser de plus en plus sur les énergies renouvelables – éolien, solaire,géothermie, etc. », affirme Steven Guilbeault.

Greenpeace demande au nouveau gouvernement de mettre fin à la politiquepro-OGM (organismes génétiquement modifiés) des Libéraux. « Il devrait mettreen place une politique de la transparence et adopter l’étiquetage obligatoiredes OGM que plus de 80% des Canadiennes et des Canadiens veulent », déclareEric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace. Comme la majoritédes consommateurs à travers le monde rejettent les aliments OGM, il seraitdans l’intérêt des agriculteurs canadiens de produire des aliments sans OGM.« Le nouveau gouvernement de Stephen Harper a une chance unique d’écouter lesagriculteurs qui ont refusé le blé OGM et de mettre en place une agriculturequi soit écologiquement durable », d’ajouter Eric Darier.

Greenpeace demande aux Conservateurs d’augmenter le nombre d’airesprotégées au Canada, tout particulièrement de grandes zones vierges de laforêt boréale. « Celle-ci représente 25 % des forêts anciennes encoreexistantes dans le monde. Elle abrite des centaines d’oiseaux et des espècesmenacées comme le caribou des bois et le carcajou », souligne Christy Ferguson,responsable de la campagne Forêt pour Greenpeace. « Le gouvernement Harper doitprendre des mesures immédiates pour protéger ce patrimoine naturel pour lesgénérations à venir. »

Nos océans requièrent également une attention particulière. Les stocks depoisson sont menacés par le chalutage de fond en haute mer. Il est plus quetemps d’imposer un moratoire sur cette pratique comme le réclament1 136 scientifiques dans le monde. « Nous devons apprendre de nos erreurs etprotéger les stocks de poisson avant qu’il ne soit trop tard », explique StevenGuilbeault, directeur de Greenpeace.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

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