La FCA voit d’un oeil positif la conclusion possible d’accords de libre-échange avec le Pérou et la Colombie

Ottawa (Ontario), 22 mai 2009 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) est heureuse de l’annonce faite par le gouvernement du Canada qu’il a l’intention de rapidement faire approuver et mettre en oeuvre des accords de libre-échange avec le Pérou et la Colombie.

« Ces deux pays constituent des marchés vitaux pour les éleveurs de bétail et producteurs de céréales et de légumineuses à grain au Canada », a déclaré le président de la FCA, M. Laurent Pellerin. « Les agriculteurs, et surtout ceux dans les secteurs du blé et de l’orge, aimeraient que ces accords soient vite ratifiés. »

Les ventes de blé et d’orge de la Commission canadienne du blé (CCB) à destination de la Colombie et du Pérou s’élèvent à environ 230 millions de dollars par an. Historiquement, des tarifs de 15 % ont été prélevés sur les exportations canadiennes de blé et d’orge vers ces deux pays.

« Nos membres, et particulièrement la CCB, nous ont expliqué que la part canadienne des marchés dans ces pays est menacée de plus en plus par des exportations américaines et argentines, puisque l’Argentine et les États-Unis bénéficient d’une franchise tarifaire à l’égard de la Colombie et du Pérou », a ajouté M. Pellerin.

Tandis que l’accord conclu avec le Pérou semble n’améliorer que très peu la situation du porc et du boeuf, la FCA et ses membres sont satisfaits de l’inclusion de claires conditions pour ces produits, ce qui est mieux que s’il n’y avait aucun accord. La FCA continuera de surveiller attentivement l’accord conclu avec ce pays afin de s’assurer que certains produits canadiens ne souffrent pas à cause d’une baisse des tarifs imposés au titre des produits américains.

Selon Pulse Canada, la valeur des exportations canadiennes de légumineuses à grain et de cultures spéciales vers la Colombie est de 80 millions de dollars. Or, sans la conclusion d’une ALE entre le Canada et la Colombie, les producteurs de légumineuses à grain et de cultures spéciales feront face à un net désavantage, à cause de l’imposition d’un tarif de 15 %. Et dans le cas du Pérou, la valeur de ces exportations est de 19 millions de dollars.

« Sans la conclusion de cet accord avec le Pérou, les producteurs canadiens de pois et de lentilles pourraient faire face à un tarif de 25 %, ce qui les place dans une position désavantageuse » a expliqué M. Pellerin. « Et dans le cas de nos producteurs de fèves, la tarif pourrait s’élever à 60 %. »

La FCA est également heureuse d’apprendre qu’à la suite des rencontres entre les représentants du Canada et de la Colombie, il pourrait y avoir une réouverture du marché colombien au boeuf et aux bovins canadiens, ce qui signifie que ce pays serait le premier marché sud-américain à autoriser à nouveau l’importation de ces produits canadiens depuis 2003. La FCA félicite le gouvernement pour avoir entrepris ces missions commerciales vitales avec l’industrie afin d’aider à renforcer nos marchés d’exportation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
http://www.fao.org

Pulse Canada
http://www.pulsecanada.com/

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