Un premier coup de pouce du fédéral

Ottawa annonce une aide financière de 252 M$ destinée à aider le secteur agroalimentaire à traverser la crise causée par la COVID-19.

L’enveloppe contient 77,5 M$ destinée aux transformateurs alimentaires afin qu’ils puissent mettre en place des mesures pour assurer la sécurité de leurs travailleurs, soit par l’achat d’équipements de protection ou encore en adaptant les usines. Les initiatives visant à moderniser ou à automatiser les installations seront aussi couvertes par ce fonds.

Le premier ministre Justin Trudeau a aussi dévoilé un nouveau programme appelé Agri-relance, doté d’une enveloppe de 125 M $, pour aider les producteurs confrontés aux coûts supplémentaires engendrés par la COVID-19. Cela comprend des fonds mis de côté pour des programmes de gestion des bovins et des porcs afin de gérer le bétail en réserve dans les fermes, en raison de la fermeture temporaire des usines de transformation des aliments.  Ces fonds visent en plus à soutenir les agriculteurs et les éleveurs devant garder leurs animaux plus longtemps avant de les mettre sur le marché.

Un autre 50 M$ sera, pour sa part, utilisé pour éviter de voir des aliments être détruits, faute de pouvoir être transformés. Le programme de rachat consiste à récupérer les biens tels que le lait, le beurre, la volaille et les pommes de terres en surplus.

Par ailleurs, le gouvernement compte proposer l’ajout de 200 M$ pour augmenter le plafond d’emprunt de la Commission canadienne du lait. La somme qui doit être soumise au parlement servirait à soutenir les coûts liés à l’entreposage temporaire du fromage et du beurre pour éviter le gaspillage alimentaire.

Bien que les producteurs de fruits et de légumes ne bénéficient pas d’aides pour le moment, le gouvernement fédéral a fait savoir que 90% des travailleurs étrangers étaient arrivés en sol canadien.

La somme annoncée mardi est cependant loin des 2,6 G$ demandés par le secteur agricole canadien. La Fédération agricole canadienne disait craindre “qu’en l’absence d’aide immédiate du gouvernement fédéral, le secteur canadien de l’agriculture ne peut garantir que notre système national d’approvisionnement alimentaire sera protégé et pourra continuer de répondre aux besoins immédiats et à long terme de l’ensemble des Canadiens”.

 

 

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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